Des milliers d’emplois à pourvoir dans le secteur du gardiennage

G4s

Les sociétés de gardiennage du pays recrutent en masse. Leurs besoins sont importants et en constante croissance. Parmi les profils les plus difficiles à trouver figurent les techniciens capables d’installer différents dispositifs de sécurité.

La société de gardiennage Securitas prévoit de recruter 1.000 personnes cette année. Cette prévision s’élève jusqu’à 1.500 collaborateurs au sein de la société G4S. L’emploi a le vent en poupe dans le secteur du gardiennage, et ce, depuis 2016. «Depuis les attentats que nous avons connus en 2016, on assiste à une forte augmentation des besoins en matière de sécurité. Cette augmentation concerne essentiellement les endroits critiques comme les aéroports, les centrales nucléaires ou la sécurité dans tout ce qui est événementiel comme Brussels expo. La demande n’est plus aussi forte que celle qu’on a connue juste après les attentats, mais elle reste croissante», explique Jean-Paul Van Avermaet, Cluster Managing Director pour G4S Belgium, France, Luxembourg and Morocco.

Un métier en évolution

Une croissance d’activité qui semble suivre la croissance générale de l’économie et qui s’explique aussi par l’évolution du métier d’agent de gardiennage. «Nous vivons dans une société où la sécurité devient de plus en plus importante et le métier d’agent de sécurité évolue. Avant, l’agent de sécurité, c’était un homme ou une femme à l’entrée ou à la sortie d’un magasin qu’on voyait statique à longueur de journée. Aujourd’hui, les missions des agents évoluent de plus en plus vers des choses comme la médiation ou l’installation et l’usage de nouvelles technologies comme les caméras intelligentes. On est dans une démarche plus proactive», estime Tom Rommens, Recruitment Manager chez Securitas.

Une évolution du métier, de nouvelles missions aussi. «Depuis la loi Jambon entrée en vigueur en octobre 2017, les agents de gardiennage récupèrent des tâches qui étaient affectées à la police. Ils peuvent par exemple fouiller un lieu ou effectuer des contrôles d’accès. Autre exemple, on assure également la sécurité intérieure du palais de justice», explique Jean-Paul Van Avermaet. «Les agents de gardiennage sont aussi de plus en plus sollicités pour assurer la sécurité des casernes militaires», précise quant à lui Tom Rommens.

Accessible à tous

Parmi les profils les plus recherchés par les sociétés de gardiennage du pays figurent les techniciens. «On manque cruellement de techniciens qui possèdent une formation en électricité pour installer les différents dispositifs de surveillance comme des caméras, des alarmes, des dispositifs de contrôle d’accès ou encore des alarmes incendie», affirme Jean-Paul Van Avermaet. Des postes d’agents de sécurité plus classiques sont également à pourvoir en permanence et sont accessibles à tous. «Pour être embauché chez nous, il faut seulement passer un test médical, avoir un casier judiciaire vierge et être citoyen de l’Union européenne, développe Tom Rommens. En dehors de cela, tout le monde peut postuler. Peu importe l’âge ou le diplôme.»

Même constat chez G4S, où on mise cependant aussi beaucoup sur un recrutement important auprès de la gent féminine: «Il faut sortir de l’idée que c’est un métier exclusivement réservé aux hommes. Il n’y a pas de raison de penser qu’une femme ne pourrait pas occuper ce genre de poste; au contraire, elles sont parfois beaucoup plus psychologues pour certaines choses que les hommes. D’autant plus que pour certaines tâches comme les fouilles, elles nous sont indispensables puisque dans notre pays on ne peut être fouillé que par une personne du même sexe», explique Jean-Paul Van Avermaet.

Si aucun diplôme n’est requis pour accéder à la profession, des formations sont tout de même obligatoires. «Chez nous, les candidats doivent suivre une formation de six semaines durant lesquelles ils doivent assimiler un certain nombre de choses relatives, notamment à la loi applicable et à la médiation. Au terme de cette formation, ils doivent réussir un examen dont le taux de réussite est de 80%», explique Tom Rommens. Chez G4S aussi, la formation est de mise: «La formation d’un agent de base dure environ une semaine à laquelle viennent s’ajouter d’autres formations spécifiques aux postes auxquels les candidats sont affectés», développe Jean-Paul Van Avermaet.

Ces formations sont relativement intenses tout comme les horaires de travail généralement liés à la profession d’agent de gardiennage. «On est loin des horaires de bureau classiques. Quand il faut garder un immeuble, c’est souvent la nuit, quand il n’y a plus personne. Ça reste un métier où l’on travaille en shift et cet aspect dissuade parfois les candidats», estime Tom Rommens. Ce métier n’en reste pas moins attractif pour de nombreuses personnes qui peuvent bénéficier d’un salaire correct à en croire Jean-Paul Van Avermaet: «Le salaire de base tourne autour des treize euros de l’heure. Mais il faut prendre en compte les nombreuses primes liées au travail de nuit ou les week-ends. Un agent de gardiennage peut aller chercher un salaire moyen de 1.500 à 1.700 euros net par mois.»

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