Donner un sens à sa vie professionnelle tout en mettant l’accent sur les rapports humains

Publié : vendredi 18 novembre 2016

Travailler pour la Police, c’est choisir de travailler au contact des autres, dans des métiers qui sont utiles à la population. Vous participerez ainsi à l’accomplissement d’une mission essentielle pour la société, au travers de services variés. La police vous offre une carrière sûre, avec la possibilité d’évoluer dans différents types de fonctions, où vos contraintes et aspirations de vie personnelles sont prises en compte. Nous avons rencontré Hannane, 35 ans, Inspecteur de Police et Formatrice spécialisée en secourisme, premiers soins, réanimation et défibrillation, qui nous a expliqué son parcours et ses choix.

Bonjour Hannane, parlez-nous de votre choix de rentrer dans la Police et de votre parcours ?

Je suis rentrée dans la Police à l’âge de 24 ans, j’étais à ce moment-là ambulancière. J’ai toujours hésité entre le 100 et le 101, si je puis dire. J’ai en tout cas toujours su que je voulais faire quelque chose d’utile, qui pourrait aider les gens de manière directe et concrète, sur le terrain. Je ne l’ai jamais regretté depuis, parce que j’ai rencontré cette aspiration d’utilité, qui est très enrichissante sur le plan personnel, dans toutes les différentes fonctions que j’ai pu exercer jusqu’à présent.

Quelles ont été ces différentes fonctions ?

J’ai commencé par travailler pendant 5 ans dans le service interventions, que nous appelons dans le jargon, INT, où j’ai appris énormément de choses en étant confrontée à des situations variées et complexes. C’est un service polyvalent mais spécialisé dans la gestion négociée de l’espace public, qui gère principalement le maintien et le rétablissement de l’ordre public, la protection des ambassades et institutions européennes et la gestion des situations critiques. Nous apportions également notre soutien aux autres services territoriaux et autres services de la zone dès qu’ils avaient un besoin conséquent d’hommes, dans le cadre d’actions particulières. J’ai toujours apprécié cette variété, et la possibilité d’évoluer pour connaitre d’autres aspects du métier. Je me suis donc ensuite orientée vers la BTI (Brigade Territoriale d’Intervention) qui gère toute l’intervention 101 à la demande du dispatching suite à un appel ou d’initiative propre suite à une situation suspecte. Puis j’ai rejoint pendant 2 ans la BTS (Brigade Territoriale de ecours) où j’ai pu mettre en œuvre certaines de mes compétences acquises dans mon métier d’ambulancière. Faire partie de la Police c’est faire partie d’un corps, mais de nombreuses possibilités d’évolution et de mobilité interne existent. J’en suis l’exemple parfait. Cela rend notre métier passionnant, car très diversifié sur le plan humain et du développement personnel, au travers de nouvelles expériences. Avec toujours, le service aux autres en toile de fond.

Quelles fonctions exercez-vous à l’heure actuelle ?

Quand je suis rentrée dans la police j’étais célibataire mais je suis aujourd’hui maman. J’ai donc souhaité rejoindre une fonction moins proche du « terrain », qui s’accorderait mieux à ma vie de famille. Je travaille donc aujourd’hui au service FOR (formation), où je forme mes collègues aux premiers soins, notamment par la réanimation avec défibrillateurs, la position latérale de sécurité, etc. C’est une mission très importante, dans la mesure où elle améliore le taux de survie. J’exerce donc aujourd’hui une fonction qui me permet de combiner mes deux « casquettes ». Les policiers sont souvent les premiers arrivés sur les accidents, et sont donc formés aux premiers secours, mais les recyclages et « travaux pratiques » sont essentiels pour pouvoir dispenser des gestes simples, mais qui peuvent vous sauver la vie. C’est un poste extrêmement gratifiant, car évidemment très utile. Lors des événements tragiques du 22 mars, de nombreux collègues ont pu sauver et secourir des personnes en attendant l’arrivée des équipes médicales. Ces collègues sont par la suite revenus vers moi, pour me faire part de l’utilité de ce que je leur avais appris ou réappris. C’est extrêmement gratifiant.

Que diriez-vous à un jeune qui souhaiterait embrasser la carrière policière ?

Premièrement que c’est un métier de passion, et qu’il est donc important de l’aimer. Il n’est pas fait pour tout le monde. Il faut aimer le contact avec le citoyen, aller à la rencontre de l’autre. Il faut également avoir le sens du devoir et de la responsabilité. C’est une grande famille, il y a un esprit de corps et une grande solidarité dans la Police. C’est un esprit qui donne envie d’avancer et de se battre. Il y a parfois un cliché qui veut que ce ne soit pas un métier de femmes, ce qui est faux. La complémentarité des deux sexes est justement très utile dans nos fonctions, et y apporte une valeur ajoutée. C’est un emploi sûr et bien payé, où de nombreuses possibilités d’évolution existent. Enfin, la Police respecte la vie de famille en accompagnant l’évolution de notre rythme de vie de famille. J’ai changé 3 fois de services en 12 ans, en restant chaque fois dans la même zone. Ce respect de notre équilibre de vie est à mon sens très important.

 

Vous pouvez vous aussi donner un sens à votre vie professionnelle. La police engage. Surfez sur jobpol.be.  

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