Emploi au Canada: les Belges francophones très demandés

Publié : mercredi 23 novembre 2016

Si vous êtes coiffeur, éducateur, serveurs, chefs coq, développeur, mécanicien, médecin ou ingénieur, il y a peut-être une place pour vous au Canada anglophone...

C’est un grand classique de l’immigration : depuis des décennies, le Canada recherche à l’étranger des travailleurs capables de s’inscrire dans les filières d’emploi où il connaît une pénurie de main d’œuvre. Pour les francophones, le Québec reste une destination privilégiée, même si les possibilités se sont taries dans certaines professions. La demande de travailleurs reste en revanche importante dans la partie anglophone du pays, un véritable continent en soi, exigeant en main d’œuvre et en compétences.

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Le Canada représente une opportunité supplémentaire pour tous ces jeunes qui souhaitent se rendre à l’étranger. Ils seraient 70% selon l’enquête « Génération Quoi ? » réalisée par la RTBF et relayée par le Soir et le Standaard.

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Le défi canadien se double d’une autre contrainte. Le géant du Nord se sent un peu dépeuplé. Le Canada possède une superficie de 9,97 millions de kilomètres carrés pour 36 millions d'habitants. À titre de comparaison, la Belgique s’étend sur 30000 km2 et compte quelque 11 millions d'habitants. Le deuxième plus grand pays du monde doit donc recruter à tour de bras, pour faire fonctionner son économie, mais aussi pour ne pas se transformer en désert humain.

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Le Canada accueille chaque année près de 260.000 personnes. Ce n’est pas assez. En 2017, il ambitionne d’en accueillir 300.000. Fin octobre, un rapport baptisé « l'initiative du siècle » proposait de tripler sa population en la portant à 100 millions d'habitants d'ici 2100. Les autorités canadiennes précisent que le marché canadien n’est pas réservé aux seuls anglophones, mais qu’il est également possible de « travailler en français hors du Québec ».

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Dans sa constitution, la Confédération du Canada oblige les provinces à soutenir les communautés francophones. Des écoles, des crèches, des associations culturelles francophones peuvent donc trouver leur place. Même si s’agissant d’emploi, le pays donnera toujours la priorité aux résidents canadiens jusqu’au moment où il apparaîtra que le job en question ne trouve pas preneur. Dans ce cas, les francophones ont toutes leurs chances.

 

 

Destination Canada vient d’organiser à Bruxelles une énième séance d’information à l’adresse des candidats à l’expatriation. Vous l’avez manquée ? Pas de problème : d’autres séances seront régulièrement organisées. Via son site, l’ambassade du Canada permet par ailleurs d’entrer en contact avec des entrepreneurs canadiens. http://www.destination-canada-forum-emploi.ca/inscription.php?lang=fr

MARINE MARTIN

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