Les Tanguy, de plus en plus nombreux en Belgique

Publié : mardi 14 février 2017 Par

En Belgique, un jeune adulte (- de 35 ans) sur quatre est retourné vivre chez ses parents pour des raisons financières au cours de ces dernières années.

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C’est ce que révèle une enquête menée par Intrum Justitia, le gestionnaire de facturation et de paiements, à travers l’Europe et pour laquelle 1.021 Belges ont été interrogés.

Nombreux sont les jeunes, inquiets pour leur santé financière, qui retournent vivre chez leurs parents. “Plutôt que de se résoudre à rogner sur leur qualité de vie, ils s’en remettent au confort et à la sécurité de Maman et Papa”.

De manière générale, 27% des Belges seraient régulièrement confrontés à de grosses difficultés financières les empêchant de payer leurs factures dans les temps, explique l’enquête. “Nous sommes obligés de faire des économies et en ressentons une diminution de notre qualité de vie. De façon à réagir, un quart des moins de 35 ans choisit dès lors de retourner chez leurs parents”.

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Les adultes sont plutôt tolérants face à une telle situation: 27% des adultes belges considèrent que les conditions dans lesquelles leurs enfants doivent évoluer sont plus difficiles qu’à leur époque. “Cette proportion, supérieure à la moyenne européenne (19%), est probablement liée au haut niveau de vie que nous avons longuement connu en Belgique et qui est désormais sous pression”.

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De plus, 36% des parents pensent que leurs enfants restent plus longtemps à la maison qu’ils ne le voudraient eux-mêmes. Et près d’un parent sur deux, soit 45%, est convaincu qu’il devra continuer à donner de l’argent après que l’enfant eut quitté le nid familial.

En Belgique, 90% des familles ont des enfants”, explique Guy Colpaert, directeur d’Intrum Justitia Belgique. “Cela représente donc une grande partie de la population. Avec un foyer sur quatre confronté à cette situation, l’impact peut être très important. Et c’est la société dans son entièreté qui doit s’en saisir. Nous ne pouvons pas régler ça chacun de notre côté. Mais ensemble, oui.”

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