Être père est-il un frein à l'obtention d'un emploi?

Publié : mercredi 4 avril 2018 Par

Les candidats masculins auraient 18 % de chances en moins d’être convoqués à un entretien d’embauche qu’un homme sans enfant. C'est ce qui ressort d'une récente étude réalisée par des chercheurs des universités de Louvain (KU Louvain) et de Gand (UGent). 

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Ils se sont penchés sur la question de l’impact favorable ou défavorable de la paternité sur l’obtention d’un entretien d’embauche. Mais aussi de celui de la maternité, et du nombre d’enfants pour décrocher une entrevue suite à l’envoi d’un CV.

Selon leurs conclusions, un homme qui déclare spontanément avoir des enfants seraient perçu comme moins affirmé, moins compétitif, moins indépendant et moins dominant.

Cette hypothèse rejoint le constat que des pères de familles jouissent parfois de traitements défavorables dans des métiers typiquement masculins. De manière générale, la paternité semble moins acceptée dans le secteur privé alors que dans le public et le non-marchand, les différences de traitement sont rares.

Pour les femmes sollicitant un emploi, c'est le nombre d'enfants qui semble déterminant. Les mères avec un enfant ont 22% de chances en moins d'être convoquées à un entretien d'embauche que des dames sans enfant. Cependant, les mères avec deux enfants ont plus la cote que les femmes sans enfant. "Il se peut que les employeurs craignent qu'une (jeune) mère qui a un enfant retombe assez rapidement enceinte et ne doive interrompre son travail. Le risque est moindre pour une mère qui a déjà deux enfants, car les familles avec trois enfants deviennent moins fréquentes chez nous », expliquent les chercheurs.

Pour cette étude, les chercheurs avaient envoyé 960 candidatures sur le marché de l’emploi en Flandre. Les postes visés allaient du collaborateur administratif à l’ouvrier en passant par l’Horeca ou le métier de représentant.

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