Etre un fumeur au bureau, avantage ou inconvénient ?

Publié : samedi 20 janvier 2018

Fumer est très mauvais pour la santé. Les non-fumeurs peuvent se féliciter de ne jamais céder à l’appel de la nicotine. Pourtant, ils ratent parfois des opportunités en ne participant pas à la très VIP pause cigarette… Injustice ?

fumer au bureau

Fumer, une vraie plaie pour la productivité

Les ravages du tabac sur la santé ne sont plus à prouver. Mais saviez-vous que fumer diminue aussi fortement vos performances professionnelles ? D’après une étude de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT), les fumeurs qui fument un paquet par jour font 8 pauses cigarettes sur la journée, et perdent donc 80 minutes de temps de travail. De plus, ils arrivent en moyenne 15 minutes plus tard que les non-fumeurs le matin. Fumer, c’est également avoir une santé plus fragile : 19 % des fumeurs ont eu un arrêt de travail au cours des 6 derniers mois, contre 11,5 % pour les non-fumeurs.

>> À voir : Des congés payés pour remplacer les pauses cigarettes 

La pause-clope, the place to be

Mais fumer offre également des avantages professionnels insoupçonnés. Tout d’abord, une pause-clope à l’extérieur permet de souffler un coup, de prendre du recul sur les dossiers en cours, et d’exprimer à ses compagnons de cigarette des idées plus audacieuses, qu’on n’oserait peut-être pas sortir en réunion officielle.

C’est aussi le meilleur endroit pour récolter des informations confidentielles et des tuyaux. Les fumeurs ont bien souvent une longueur d’avance en ce qui concerne les ragots d’entreprise. Un contrat vient d’être remporté ? Des appels d’offres vont bientôt être lancés ? Un nouveau poste va être créé en interne ? L’entreprise est en difficulté financière et prévoit de licencier ? C’est souvent lors de la pause cigarette que ce genre d’information exclusive circule.

Seuls contre tous

Sans oublier que les fumeurs sont de plus en plus stigmatisés par la société. Ceux qui, parce qu’ils n’arrivent pas ou n’ont pas envie d’arrêter, continuent à fumer, se rapprochent et se rassurent.

Point intéressant soulevé par l’enquête : le fait que le supérieur hiérarchique soit fumeur ou non influence grandement les habitudes des salariés. Ceux-ci sont en effet 13 % plus nombreux à allumer une cigarette sur leur lieu de travail si leur chef partage cette habitude, soit 64 %, contre 51 % pour les salariés sous les ordres d'un non-fumeur.

«Ils subissent moins de reproches avec un chef fumeur, et l'on peut aussi parler de phénomène d'imitation», a déclaré le Pr Bertrand Dautzenberg, président de l’OFT, « La pression sociale joue un rôle important dans le tabagisme».

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