Heures supp': pas de compensation pour près d’un quart des travailleurs francophones

Rédigé par: M. Martin
Date de publication: 13 mai 2019

Heures supplémentaires

Le soir, il vous arrive souvent de trier vos e-mails professionnels, car vous n’en avez pas eu le temps pendant la journée ? Vous profitez parfois du week-end pour terminer une tâche entamée pendant la semaine ? Ces deux situations sont en tout cas familières pour 54% des travailleurs. 

Pourtant, près de 23 % d’entre eux expliquent ne rien recevoir en échange de ce travail supplémentaire, selon une étude menée par Protime, le spécialiste de l’enregistrement du temps, auprès de plus de 1.000 Belges francophones actifs professionnellement.

Ils sont seulement 22% à être payés pour ces heures supplémentaires et 55% à bénéficier d’une compensation "temps pour temps". Ces derniers choisissent généralement de compenser ultérieurement leurs heures supplémentaires sous forme de jours de congé additionnels.

Davantage de transparence

Plus de la moitié (52%) des travailleurs déplorent toutefois cette situation et sont demandeurs de davantage de transparence dans la gestion du temps consacré à leurs différentes tâches. Car ces heures supplémentaires ne sont pas sans danger. « Les travailleurs qui prestent systématiquement des heures supplémentaires courent le risque de dépasser leurs limites. Ces excès mettent aussi en péril leur équilibre privé/professionnel, car ils ne s’accordent pas les plages de repos requises en dehors du travail. Avec davantage de transparence sur les heures prestées, ces travailleurs pourraient mieux gérer leur charge de travail. Les travailleurs ont tout à gagner dans ce domaine, car leur travail n’en sera que plus supportable », explique Sophie Henrion, porte-parole de Protime.

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