Des horaires adaptés aux besoins familiaux

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Plus d’un patron vous le dira, la flexibilité au travail est essentielle dans le bon fonctionnement d’une entreprise. S’il est important de faire preuve de souplesse à l’égard de ses clients, être flexible avec ses employés semble aussi essentiel pour les patrons. C’est du moins ce qui ressort d’une étude menée par SD Worx, une société spécialisée dans l’offre de services aux PME.

L’étude menée auprès de 854 PME révèle un constat clair : plus de 90 % des patrons autorisent, dans certaines situations, leurs employés à adapter leur horaire de travail. Arriver exceptionnellement plus tard pour s’occuper d’un enfant malade ou s’éclipser, le temps d’une visite chez le dentiste, ne pose visiblement pas de problème.

Un avis que partage Jean-Christophe Weicker, administrateur de Voyages Copine, une agence de voyages employant 32 collaborateurs répartis dans 11 agences en Wallonie. « Le bien-être de nos clients est évidemment la priorité mais celui de nos travailleurs aussi. C’est d’ailleurs écrit dans une charte. Et cela passe notamment par une tolérance pour les situations exceptionnelles » explique le patron.

Néanmoins, il reste quelques règles. « En tant qu’agence de voyages, il y a des obligations d’ouverture. Mais à partir du moment où les employés trouvent une solution pour que les horaires soient maintenus, je n’ai aucun problème à ce qu’il y ait des arrangements entre eux » , complète-t-il.

 

>S’organiser intelligemment

La flexibilité fait également partie de la politique d’entreprises de plus petite taille, comme Nuance 4, une imprimerie installée dans la région de Namur et qui compte quatre ouvriers et autant d’employés. « J’y suis confronté en ce moment même,lance d’ailleurs Yves Egon, l’administrateur. Ma secrétaire vient de me préciser qu’un cuisiniste devait passer à son domicile et qu’elle devait rester chez elle pour l’accueillir. Elle commencera donc plus tard, ce qui n’était pas prévu » .

Le patron de l’imprimerie se dit lui aussi très ouvert. « Notre travail répond avant tout à des commandes. Il ne se mesure pas en heures prestées mais en tâches accomplies. A partir du moment où c’est le cas, je n’ai aucun problème avec l’organisation, tant que c’est fait intelligemment. Evidemment, un ouvrier ne va pas venir travailler à deux heures du matin car ça l’arrange mieux » poursuit Yves Egon

>Aussi pour des raisons sociales

Les raisons familiales sont celles qui sont les plus tolérées par les employeurs. Mais certains patrons sont encore plus compréhensifs et peuvent accepter d’autres raisons, a priori moins essentielles. Même s’ils sont moins nombreux (39,8 %), certains sont aussi prêts à accepter un changement d’horaire pour une raison «sociale », comme par exemple partir plus tôt pour se rendre à un match des Diables Rouges.

« Au final, peu importe la raison. A partir du moment où une solution est trouvée, je n’y vois pas de problème », explique l’administrateur de Voyages Copine. Un avis partagé une nouvelle fois par le directeur de l’imprimerie qui accorde beaucoup de confiance à ses travailleurs. « A un moment, nous faisions plus attention aux heures prestées. Nous avions mis en place une pointeuse mais on l’a finalement retirée. Avec ce type de solution, être le plus proche possible des heures convenues devient un sport national. On arrivait alors parfois à des situations aberrantes où lorsqu’il finissait plus tôt, le collaborateur attendait l’heure officielle pour partir et inversement. La flexibilité est donc aussi un avantage pour l’employeur qui sait que quand le travail est plus abondant, il pourra demander à ses travailleurs de s’adapter » conclut Yves Egon.

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