Horaires atypiques : quels risques pour la santé ?

Date de publication: 10 mars 2020

De nombreux Belges travaillent aujourd’hui en horaires décalés : travail de nuit, travail posté, à horaires variables ou encore temps partiel. Ces horaires dits atypiques font l’objet d’études depuis plusieurs années concernant les risques qu’ils comportent pour la santé. A quoi s’expose-t-on quand on travaille de manière décalée ?

nightshiftLes formes d’emploi atypiques regroupent toutes celles n’entrant pas dans le schéma typique du CDI à temps plein. En 2014, on estimait que près de deux travailleurs sur trois étaient concernés par des horaires atypiques au moins occasionnellement. Près de 20% de la population des pays industrialisés exerceraient une activité professionnelle dite postée (travail de nuit, horaires variables,…). Et ces aménagements d’horaires ont un impact non-négligeable sur la santé : 

- Troubles du sommeil liés à une perturbation du rythme circadien

- Troubles psychologiques : les travailleurs de nuit sont plus irritables, plus stressés et souffrent davantage de fatigue chronique, d’anxiété et de dépression. Ils ont également l’impression d’être plus isolés et en retrait de la vie de l’entreprise

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- Troubles digestifs et cardiovasculaires

- Troubles intellectuels : la vigilance et les performances intellectuelles sont diminuées en cas d’horaires décalés

- Perturbations hormonales et biologiques : le rythme circadien étant perturbé, des anomalies biologiques se font ressentir, notamment au niveau de la mélatonine, de la testostérone ou du cholestérol

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Le travail de nuit augmenterait également les risques de cancer, selon une étude de 2008 menée par le Centre international de recherche sur le cancer. mais aussi les risques d’accidents du travail. 

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