Il manque toujours 500 ingénieurs en Belgique francophone

Publié : mercredi 31 janvier 2018 Par

Agoria Wallonie, essenscia wallonie et la Confédération Construction Wallonne estiment actuellement à 500 le nombre de diplômés ingénieurs supplémentaires qu’il faudrait chaque année pour répondre à la demande des entreprises. Ces trois fédérations sectorielles, associées à deux fédérations d’ingénieurs (la FABI et l’UFIIB), s’engagent à sensibiliser les jeunes pour les encourager à entreprendre des études d'ingénieur.

Ingénieurs

Cette pénurie constitue un frein au développement du tissu industriel et à l’innovation, à la propagation des nouvelles technologies et à la numérisation de notre économique, indiquent les cinq partenaires. Le métier d’ingénieur est en effet crucial dans des secteurs clefs garants du bien-être de nos régions. L’ingénieur est présent dans tous les domaines de l’entreprise et de la société, exerçant un rôle indispensable. Ceci est particulièrement vrai dans les industries et la construction qui développent des solutions innovantes face aux grands défis sociétaux: l’énergie et l’environnement, la lutte contre le réchauffement climatique, la mobilité, la sécurité des citoyens, de la cité et des bâtiments, les traitements innovants dans le domaine de la santé, ou encore l’économie des ressources naturelles grâce à l’économie circulaire.

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Contrairement à l’année 2016, le nombre total d’inscriptions pour les études d’ingénieur a très légèrement diminué. Cette baisse est surtout remarquée au niveau des ingénieurs civils et des ingénieurs industriels. Pour les diplômés, on constate une augmentation relativement importante au niveau des ingénieurs civils et des bioingénieurs.

Pourtant, à une époque où l'on entend beaucoup parler du burn-out, d'insatisfaction au travail ou encore de perte de sens, il semble que le métier d'ingénieur soit largement épargné. En effet, on observe un taux de satisfaction particulièrement élevé parmi les professionnels ingénieurs: 80% d'entre eux se disent très satisfaits de leur métier, quelle que soit leur formation initiale, explique l’enquête de la FABI. C’est le degré d’autonomie qui est le critère de satisfaction le plus important (pour 35% d’entre eux), suivi de l’ambiance au travail (28%) et des perspectives d’évolution (17%). Un ingénieur sur trois est toujours chez son premier employeur. À bon entendeur!

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