Jobs étudiants : comment ne pas payer d'impôts ?

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Les étudiants qui travaillent ne paient pas d’impôts, pour autant que leur rémunération ne dépasse pas un certain plafond. L’an dernier, ce plafond était de 9.458,96 euros brut. En 2016, il passe à 10.141 euros.

"Ces 10.141 euros correspondent au revenu brut imposable, c’est-à-dire après déduction des cotisations sociales", explique Francis Adyns, porte-parole du SPF Finances, dans les colonnes de L'Echo. Ces cotisations sociales sont réduites (seule la cotisation de solidarité de 2,71% est due), à condition que l’étudiant ne travaille pas plus de 50 jours par an. À partir du 51ème jour, des cotisations sociales plus élevées sont dues.

Si l’étudiant ne gagne pas plus de 10.141 euros (après déduction des cotisations sociales) en 2016, l’administration fiscale déduit d’office des frais professionnels forfaitaires, qui sont actuellement fixés à 2.741 euros. Le revenu net imposable de l’étudiant sera donc de 7.420 euros, montant qui correspond au seuil en-dessous duquel on ne paie aucun impôt.

Comme tout contribuable, l’étudiant qui travaille doit remplir une déclaration fiscale l’année qui suit celle où il a travaillé, même s’il ne doit payer aucun impôt. Si une avance d’impôt a été retenue, le jeune pourra la récupérer via la déclaration fiscale. Le précompte professionnel qui a été retenu, par exemple, par un employeur lui sera ainsi remboursé.

Attention enfin à ne pas dépasser certains plafonds au-delà desquels l'étudiant ne sera plus considéré comme étant à la charge de ses parents. A savoir, 6.535 euros si ses parents sont taxés conjointement, 8.272,50 euros si ses parents sont taxés séparément ou 9.797,50 euros si ses parents sont taxés séparément et qu’il souffre d’un handicap. 

 

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