Junior Consulting Louvain : « Nous avons envie d’apporter notre pierre à l’édifice »

Mathieu Louis et Théo De Livre

Les retentissements, Théo De Lievre (à gauche) et Mathieu Louis les mesurent quotidiennement. © AURORE DELSOIR

Aider les PME comme les multinationales à avoir un meilleur impact environnemental et social, c’est la promesse que les étudiants de la Junior Consulting Louvain mettent en œuvre quotidiennement dans leurs activités. Bénévoles et motivés, ces jeunes ont envie de mettre la main à la pâte sans attendre de rentrer dans la vie professionnelle.

Terminée, l’idée reçue selon laquelle les jeunes sont des feignants. 

Informaticiens, juristes, ingénieurs… 48 étudiants d’horizons différents œuvrent ensemble, sous le nom Junior Consulting Louvain (JCL), pour améliorer le monde de demain. 

Leur mission ? « Faire le pont entre la vie académique et le monde professionnel en réalisant des missions de consultance à haute valeur ajoutée », explique Théo De Lievre, président de la JCL.

Outre leurs services en management et informatique, le cabinet de conseils étudiants a développé récemment un nouveau champ d’action. « Avec notre troisième pôle durabilité, l’objectif est d’apporter notre aide aux entreprises pour qu’elles puissent améliorer leur impact sociétal et environnemental », évoque Théo. « Pour y parvenir, nous avons plusieurs projets, comme l’accompagnement à l’obtention de la certification B Corp ou à la norme ISO 14001 » (critères d’exigences d’un système de management environnemental).

Mathieu Louis, étudiant en sciences informatiques et panéliste lors de la conférence, est consultant pour la branche ‘‘durabilité’’ de la JCL : « Ce qu’on apprend durant nos études est très théorique, et grâce à ce projet, il est possible pour moi de me plonger dans le côté pratique des choses. C’est une opportunité unique à 21 ans. »

Inclure les jeunes dans les processus de décision

Ce qui les séduit dans l’aventure ? « Avoir un impact sur l’avenir. » Les retentissements, Théo et Mathieu les mesurent quotidiennement. Outre l’impact directement visible sur l’entreprise, Théo évoque également les répercussions humaines positives du projet : « De nombreuses réflexions autour de la société, de l’environnement et du rôle de l’humain émergent. Et c’est dans ces moments d’interactions que nous avons envie de nous surpasser pour ne pas être à la traîne. Nous rencontrons beaucoup de personnes inspirantes qui nous font évoluer dans notre propre processus de réflexion. »

Cette manière d’envisager le monde a amené Mathieu sur la scène de la ferme du Biéreau pour représenter la JCL face à Bertrand Piccard, Ilham Kadri et d’autres étudiants de Louvain-la-Neuve. Un livre à la main. Dans ce bouquin, dix jeunes avec des idéologies différentes s’expriment sur leurs craintes et leurs envies pour l’avenir.

Un espoir ? Faire germer dans l’esprit des invités qu’il faut inclure les jeunes dans les processus de décision. « On le voit avec la JCL, les entreprises ont envie d’impliquer les jeunes dans la prise de décision », précise Théo. « Ils ont besoin d’être challengés par un regard neuf. Donc, il faut que les personnes qui ont aujourd’hui du pouvoir prennent conscience de cela et se décident à impliquer la jeunesse dans leurs réflexions. La balle est dans leur camp. »

Les jeunes sont motivés et le font savoir. « Nous avons envie d’apporter notre pierre à l’édifice dans la construction du monde dans lequel nous allons grandir demain. » 

Le message est clair : avec la JCL, la voix des jeunes doit compter.

 

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