L'alternance affiche des taux d'insertion élevés

La formation en alternance peut se prévaloir de mener directement à l’emploi. À l'IFAPME, plus de 80 % des apprenants décrochent un travail dans les six mois après leur formation. Environ la moitié intègre l'entreprise qui les a accueillis durant leur parcours d'apprentissage.

IFAPME

En Région wallonne, l'IFAPME est l'opérateur de référence pour la formation en alternance. Quelques chiffres suffisent pour s’en convaincre : un catalogue de plus de 200 formations, 24 centres de formation répartis dans 17 villes, environ 40.000 apprenants et plus de 9.000 entreprises qui les accueillent.

Comme l'explique Raymonde Yerna, son administratrice générale, « l’institut touche un large public - jeunes en formation initiale, adultes en reconversion ou en formation continue - selon des formules variées - de 1 à 3 ans, en journée, en soirée et/ou le samedi matin. La logique de formation est essentiellement tournée vers la pratique directe du métier sur le terrain ; l’apprenant passe en général une journée en centre de formation pour quatre jours en entreprise. »

Un catalogue en constante évolution

Le but de l’alternance est de coller au mieux à la réalité du tissu socio-économique wallon. Le contenu des formations est régulièrement adapté en fonction des besoins des entreprises. « Nous accordons notamment une part croissante au numérique dans la plupart des secteurs d'activité. En outre, nous concluons des partenariats à long terme avec des entreprises, par exemple dans la grande distribution et la construction, pour assurer la formation de leur futur personnel », détaille notre interlocutrice.

De plus, le catalogue des formations est revu chaque année. Dès cette rentrée, l'IFAPME propose ainsi une quinzaine de nouveaux programmes. Citons entre autres des formations en rénovation énergétique, de spécialistes de la végétalisation des bâtiments, de distillateurs, « food markers » et « food concept managers » dans l'alimentation, d'assistants de production et de régisseurs dans l’audiovisuel, ou encore de déclarants en douane, responsables d’entrepôt et manutentionnaires de fret aérien dans le secteur de la logistique.

Des métiers d'avenir et porteurs de sens

Raymonde Yerna insiste sur le fait que l'IFAPME entend inscrire son action dans la durée : « Notre objectif premier est de donner la possibilité, aux jeunes comme aux adultes, de se former à un métier porteur d'avenir qui les passionne et qui leur permettra de décrocher un emploi ou de créer leur entreprise en fin de parcours. » S’agit-il pour autant de métiers en pénurie ? « Non. Évitons de dire aux jeunes de choisir un métier pour cette raison. Le terme ‘pénurie’, ça ne fait rêver personne ! En revanche, démystifions certains métiers. Nos conseillers en orientation, nos psychologues et nos ateliers-découvertes métiers s’y emploient. »

L’administratrice générale conclut en mettant l’accent sur l’importance du lien entre apprenants et entreprises : « Les apprenants et stagiaires y travaillent directement sur du concret et ont la possibilité de s'identifier à une entreprise. Ils savent parfaitement qu’ils ne sont pas là, par exemple, pour ériger un mur qui sera démoli le soir-même afin d’en récupérer les briques que d'autres stagiaires utiliseront le lendemain, mais bien pour construire une maison qui sera habitée. Ça a du sens ! Le fait que les entreprises octroient une rétribution mensuelle aux apprentis et stagiaires est aussi un incitant, en même temps qu’une reconnaissance du travail accompli. »

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