L’amour du métier est le meilleur argument pour convaincre

Publié : vendredi 8 juin 2018

Sophie Dussart travaille au coaching de candidats, notamment pendant les salons Talentum. Comédienne et professeur d’art dramatique, elle met donc son expérience du théâtre au service de la communication orale des uns et des autres. Elle travaille régulièrement avec de nombreuses entreprises, d’hommes politiques et de demandeurs d’emploi en formation. Ces références continuent à lui faire confiance pour l’organisation de leurs team buildings, conférences, ateliers, formations, stages et coaching.

Emploi

Être coach pour candidats, c’est un drôle de métier ! Expliquez-nous.

Je suis formatrice de prise de parole en public. Avec « Speech coaching », j’accompagne beaucoup de personnes de tout horizon. Je donne cours à l’université pour préparer les « thèses en 180 secondes », je travaille avec des chefs d’entreprise, je coache des avocats, des politiques. Et je travaille depuis 6 ans à l’accompagnement de demandeurs d’emploi dans leur formation. Là, on se penche principalement sur la présentation à l’employeur. Une fois qu’on a l’entretien, on commence par travailler sur la confiance en soi, à accepter le regard de l’autre sur soi, et tout ce qui concerne le « non-verbal ». La confiance en soi passe par-là : l’attitude, les expressions du visage… Ces candidats ont des formations sur les étapes du CV et de la lettre de motivation, et moi, je travaille la forme lors de l’entretien d’embauche.

En quoi la communication orale est-elle importante ?

C’est vital ! On parle toujours de la première impression. À force de côtoyer des recruteurs, j’ai appris qu’ils se font une première impression pendant les 3-4 premières secondes, c’est très court. Ça commence même juste dans la manière d’entrer dans la pièce. Et pour cette première impression, tout se joue dans l’attitude, avec ce qu’on appelle le « neutre », c’est-à-dire ce que transmet notre visage quand on n’a aucune expression. C’est purement physique, et certaines personnes ont un neutre très dur et sévère. Alors il faut essayer de se montrer dynamique et souriant, pour contrer ce « neutre » qui peut transmettre une image qui n’est pas la sienne. Il ne faudrait pas que le stress fasse passer les candidats pour ce qu’ils ne sont pas. Ça se travaille et se prépare.

Est-ce que tout le monde est capable d’appliquer ces clés ?

Non. Il y a des gens qui manquent énormément de confiance en eux et c’est un problème. C’est pour ça qu’il est important de travailler sur la décomplexion pendant les formations. Mais tout le monde n’est pas égal face à la confiance en soi et certains ont besoin d’un travail de fond plus important. Tout se joue sur ce point.

Quelle qualité une entreprise attend toujours d’un candidat ?

La motivation ! Montrer qu’on a envie d’être là. L’amour du métier et la motivation pour le poste est le meilleur argument pour un recruteur.

Quel est le premier conseil que vous donnez à un candidat ?

Il faut prendre le temps de se préparer : connaître l’entreprise, se connaître soi, savoir ce qu’on peut proposer à l’entreprise, ce qu’on peut apporter par rapport au poste. Tout est dans la description de l’offre, donc il faut aller chercher les offres d’emploi équivalentes ailleurs, pour prendre le vocabulaire des autres, pour se les mettre en bouche et les replacer dans l’offre qui nous intéresse. Il est important d’avoir les bons mots-clés et de bien les placer. Et puis il faut s’entraîner oralement, se préparer de manière mentale ne suffit pas. On n’exprime pas de la même manière les idées quand on les met en mots, on entre là dans la mémoire corporelle. Enfin, quand on est stressé, il faut le dire. Expliquer qu’on est impressionné parce qu’on a vraiment envie du job. Bien démontrer que ce n’est pas parce qu’on est sévère ou fermé de nature.

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