L’intelligence artificielle s’invite dans la gestion des ressources humaines

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Didier Korthoudt est directeur général du service informatique de l’Université de Liège depuis 11 ans. Son service s’occupe de toute l’infrastructure informatique de l’Université – réseau, wifi, serveurs, l’application de gestion des étudiants et des études et de la sécurité. Ainsi que celle du CHU de Liège.

Didier K

Il participe également au développement et à l’exploitation du logiciel ULIS pour tout un ensemble d’entités publiques.

Quel rôle peut jouer une université publique dans la gestion ‘‘Hard HR’’ du secteur public ?

 La gestion des ressources humaines peut être catégorisée en deux parties: le ‘‘Hard’’ HR qui comprend la gestion des carrières, des temps et des salaires, et le ‘‘Soft’’ HR qui regroupe la gestion des compétences, le recrutement, les formations, etc. Il y a tout un ensemble de spécificités dans la gestion ‘‘Hard HR’’ publique, par opposition à cette même gestion dans le secteur privé. Dans le secteur privé, lors de votre embauche, vous négociez un salaire et c’est à peu près tout. Sans autre forme de procès.

Dans le secteur public, tout est publié, organisé en classe, en échelles ou en barème. En fonction de votre profil et de votre poste, vous savez exactement combien vous allez gagner et vous pouvez même prévoir combien vous allez gagner dans les années à venir, pour autant que votre situation reste la même.

Ainsi, dans le public tout est codifié et la gestion des ressources humaines suit un ensemble de règles complexes et très spécifiques. Les transferts du fédéral aux régions par exemple font en sorte que les gens viennent avec des statuts qui leur sont propres, mais arrivent dans une institution qui a peut-être d’autres statuts. Il faut donc réussir à combiner tous ces éléments.

Il y une quarantaine d’années, on a commencé a développer à l’Université de Liège, un système basé sur l’intelligence artificielle, le logiciel ULIS. Vingt ans après a été développé le moteur ROGEN.

Le principe est qu’on apprend à ce logiciel, et son moteur, les règles de l’institution où on le place. Il va appliquer ces règles selon le contexte, ce qui va permettre de faire évoluer les carrières et le travail des gestionnaires du personnel qui n’ont plus besoin d’aller directement dans les dossiers des différents agents. À terme, tout sera automatisé.

C’est le seul logiciel de gestion publique que je connaisse en Belgique qui travaille de cette façon-là. De manière à simplifier les choses et à éviter des erreurs de calcul des carrières. Une erreur peut avoir un lourd impact sur l’évolution du travailleur. Notre idée est de donc de fournir un outil qui est vraiment 100/% dédié au secteur public, quelque soit le niveau de pouvoir, de manière à faciliter les échanges d’information entre les institutions.

 

Quels sont vos objectifs lors du salon ?

Notre objectif est de réussir à attirer des candidats parce qu’on a perpétuellement besoin de nouveaux talents. Quelle que soit l’activité, que ce soit dans le développement ou dans le pilotage de projets, que ce soit pour l’université, le CHU de Liège ou pour le programme ULIS. Ce n’est pas toujours évident pour un service public d’attirer des talents et de les retenir.

Quel type de formations doivent avoir réalisé ces talents ?

Comme base principale, il faut avoir réussi une formation dans le développement logiciel en bachelier ou en master. Maintenant, on cherche aussi pour l’activité ULIS des «experts métier». Ce sont des personnes qui vont assister les institutions publiques dans leur gestion RH. Dans ce cas-ci, les personnes doivent être formées en science de gestion, gestion des ressources humaines ou sciences économiques. Il n’y a donc pas de formation spécifique.µ

 

Vous pouvez rencontrer notre équipe qui sera présente au salon de l’emploi et de la formation Talentum qui se déroulera le 7 octobre à Liège. Réussir à attirer des talents candidats parce qu’on a perpétuellement besoin de nouveaux talents, quelle que soit l’activité

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