La construction, ça rapporte. Même pour les «petits métiers»

Rédigé par: Lucie Hermant
Date de publication: 17 déc. 2018
Catégorie:

Worker salaire

La pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la construction inquiète les entreprises et leurs responsables, mais est-ce une mauvaise nouvelle pour tout le monde? Face au besoin urgent, les entrepreneurs du bâtiment revoient-ils les salaires à la hausse, pour attirer les professionnels qualifiés? Pas directement, semble-t-il, puisque ces métiers sont encadrés par des barèmes. Cela dit, les entreprises savent aussi quand, dans la motivation des candidats, la composante salariale est un point non négligeable, bien que la capacité d’une entreprise à offrir un environnement de travail valorisant soit aussi un élément central qu’il convient de ne pas négliger.

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La Confédération Construction a mis en place, depuis quelques années, une structure pour protéger les travailleurs des différents aléas qui sont régulièrement rencontrés dans ce domaine. «Nous avons aujourd’hui un salaire complètement compétitif par rapport à ce qui se fait dans le reste des métiers de l’industrie. Mais ça reste un effort permanent qui doit être fait par les décideurs du secteur!», précise Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction.

Pour permettre ces coups de pouce aux métiers du bâtiment, le débat sur la fiscalité du travail revient également très vite sur le tapis. «La question régulièrement évoquée par nos relais au gouvernement. La politique du travail doit passer d’abord et avant tout.» La mission de convaincre les jeunes travailleurs de se tourner plus facilement vers les métiers de la construction doit donc engager aussi la responsabilité des décideurs. «Nous aussi, de notre côté, nous avons la responsabilité de valoriser nos talents, leurs compétences et leur métier. Les deux parties doivent se mériter mutuellement. C’est cette mise au défi qui fait que, tous ensemble, enseignement, tous les segments du secteur, et nos décideurs politiques, nous pouvons faire en sorte que nos jeunes se tournent vers nos métiers», ajoute Robert de Mûelenaere.