La construction cherche des bras

Publié : lundi 25 juin 2018

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La croissance soutenue dans le secteur de la construction en Belgique participe enfin à la création d’emplois, s’est réjoui jeudi Robert de Mûelenaere, l’administrateur délégué de la Confédération Construction. Actuellement, quelque 11.500 emplois sont d’ailleurs vacants dans le secteur mais il peine, comme d’autres, à recruter de la main-d’œuvre qualifiée.

L’année 2018 s’annonce donc bonne pour le secteur de la construction. Avec une croissance attendue de 3,7 %, il fera mieux que l’économie belge (le Bureau fédéral du Plan table sur 1,6 %, tandis que la Banque nationale anticipe 1,5 %).

L’optimisme de rigueur pour cette année est poussé tant par les constructions de logements neufs (+7 %) que par les rénovations résidentielles (+1 %), mais surtout par les rénovations non résidentielles (+7 %). Ce segment bénéficie de la décision prise l’été dernier par le gouvernement fédéral « d’allouer un budget de 400 millions d’euros pour la rénovation des bâtiments de justice », souligne la confédération. Enfin, année électorale oblige, l’activité en génie civil devrait fortement progresser (8%) avant de connaître l’accalmie au lendemain des scrutins.

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Activer les chômeurs

Ces perspectives enthousiasmantes se traduiront (enfin) par des créations d’emplois. Après en avoir perdu 20.000 entre 2012 et 2015, le secteur a inversé la tendance et le Bureau fédéral du Plan s’attend désormais à ce que 24.000 nouveaux emplois y soient créés d’ici 2023.

Quelque 11.500 emplois sont d’ailleurs vacants dans la construction. Comme bon nombre de secteurs en Belgique, la construction déplore les difficultés à recruter de la main-d’œuvre qualifiée.

« Cinq mille élèves sortent chaque année des sections construction de nos écoles professionnelles (toutes communautés confondues), c’est clairement insuffisant », commente Robert de Mûelenaere. Surtout quand l’on sait que seuls 40 % d’entre eux prendront réellement le chemin d’un emploi dans le secteur.

Pour la confédération, il est grand temps de travailler à l’activation des chômeurs vers les métiers en pénurie. Mais il importe aussi de se concentrer sur l’enseignement, notamment en alternance. Pour M. de Mûelenaere, « le tronc commun ne correspond pas à la nécessité de reconnaître que chacun a ses propres talents à exploiter ». Et de s’interroger : « Quelle place voulons-nous donner à l’enseignement technique et professionnel dans notre pays ? »

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