La Défense recherche des ingénieurs et des techniciens qualifiés

Rédigé par: Philippe Van Lil
Date de publication: 15 févr. 2023
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La Défense propose chaque année des milliers de postes très diversifiés, y compris pour des profils d'ingénieurs ou de techniciens qualifiés. L'ambiance y est évidemment un brin différente de la plupart des ateliers et bureaux.

La Défense
Une ingénieure spécialisée dans la construction. 

Aujourd’hui âgé de 31 ans, Julien Longin fait ses études secondaires à l'Institut Saint-Louis de Namur, orientation mathématiques-sciences. Ensuite, après une année sabbatique pour renforcer ses compétences en langues, il a suivi une formation universitaire à l'École royale militaire (ERM), dont il est sorti ingénieur civil. « Comme j'étais bon en maths et en sciences et que j'adorais les jeux de construction et autres, je me suis naturellement orienté vers cette carrière », se souvient-il. « Vu que j’avais aussi un côté sportif et aventureux, l'ERM me convenait plutôt bien. »

Parvenu au grade de capitaine d'aviation, il a occupé diverses fonctions au sein de la force aérienne. Il a notamment été responsable pendant trois ans d'une équipe d'une quarantaine de techniciens d'entretien des moteurs d'avions F-16 sur la base de Florennes. Aujourd'hui, il occupe un poste d'assistant de recherche et d'enseignement au sein de l'ERM. Il y donne des cours, des labos, des travaux pratiques, tout en faisant de la recherche.

« La Défense mène des activités de recherche en balistique et en développement de nouveaux matériaux de blindage, par exemple », précise-t-il. « Pour ma part, je travaille sur le développement d’une imprimante métallique 3D, qui fabrique des pièces de rechange pour du matériel, des véhicules, des navires, des avions, etc. Pouvoir imprimer de telles pièces sur un théâtre d'opérations allégerait considérablement la logistique. »

De multiples possibilités

Pour devenir ingénieur au sein de l'armée, l'ERM n'est pas la seule filière. On peut passer par des études d’ingénieur industriel dans un établissement d'enseignement civil, comme l'ISIB à Bruxelles, ou par l'École supérieure de navigation à Anvers, qui forme des ingénieurs-mécaniciens marins. À côté de ces études, la Défense recrute bien sûr également des ingénieurs qui sont déjà diplômés.

Si on opte pour une formation au sein de l'ERM, cela entraîne évidemment certaines obligations, dont celle de rester sous les drapeaux pendant la « période de rendement », qui correspond à une fois et demie la période des études. Dans le cas du Capitaine Julien Longin, elle s'étend sur 7,5 ans. Comme il le note, cette filière n'en présente pas moins aussi certains avantages : « Quand on a 18 ans et pratiquement aucun frais, c'est tout de même très intéressant d'avoir ses études payées, en ce compris la fourniture de syllabus et la mise à disposition d'un ordinateur… et d'être payé pour les suivre ! »

Comme le rappelle l'Adjudant-major Alain Mertens, Directeur-adjoint du Centre d'information de Bruxelles, la Défense engage aussi d’autres profils que des ingénieurs : « Pour 2023, nous recherchons 2.500 militaires d'active, 950 réservistes et 760 civils. Notre site web référence les postes vacants ainsi que nos possibilités de formation. »

Une fois que l’on est engagé à l’armée, on peut accéder à une très grande variété de postes, avec la possibilité d'en changer tous les trois ans. Un ingénieur peut par exemple opter pour un poste aux aspects soit purement techniques soit plus militaires, avec de l'entraînement et des séjours sur le théâtre des opérations. Alain Mertens témoigne que « les jeunes électroniciens et électromécaniciens apprécient généralement le fait de pouvoir réaliser leur passion ailleurs que dans un atelier ou un bureau. »
>>>Découvrez quels postes vacants d'ingénieur et d'autres fonctions techniques La Défense vous offre !

La Défense - ingénieur marine   La Défense - technicien composante air
A gauche, un ingénieur marine et à droite, un technicien composante Air.