La recherche d’un emploi : un sport à part entière

Salon de l’emploi Talentum de Liège. Rencontre avec Gilles Klass, Board & Executive Advisor chez Mercuri Urval. Il donne quelques conseils aux chercheurs d’emploi. Pour lui, la recherche d’un emploi s’apparente à une compétition sportive. Aussi les candidats doivent-ils bien se préparer, aussi bien physiquement que mentalement. Explications.

Tout se passe dans la tête

Pour Gilles Klass, toute recherche d’emploi commence par un état d’esprit particulier, qu’il faut s’atteler à acquérir. Le chercheur d’emploi doit prendre du recul par rapport aux étapes par lesquelles il va passer. Il explique : « Il faut vous attendre à un véritable marathon, qui va vous prendre de l’énergie mentale et physique. Avant tout conseil micro, tout se passe d’abord dans la tête. »

Et Gilles Klass d’établir une série d’analogies entre le monde de l’entreprise et celui du sport. Il discerne trois prérequis particuliers, communs à ces deux univers.

 

La discipline

« D’abord, le chercheur d’emploi doit être discipliné. Comme pour un marathon, il va falloir s’entraîner, persévérer et il va falloir organiser son emploi du temps. Rechercher un emploi, c’est un travail en tant que tel. Il faut donc dédier des moments uniquement à cela. Dans votre semaine, il faut consacrer une ou deux journées entières à cela et seulement à cela. »

La persévérance

« Ensuite, la recherche d’emploi exige de la persévérance. Quand nous recherchons un emploi, nous sommes confrontés à nous-mêmes. Nous sommes soumis à nos propres faiblesses. Nous recevrons beaucoup plus de "non" que de "oui". Nous n’aurons parfois simplement pas de réponse.

Psychologiquement vous devez être préparé(e). Vous devrez faire un effort sur l’image que vous avez de vous. Dans cette optique, vous devez vous dire qu’un CV envoyé, c’est un CV oublié. Il ne faut pas s’accrocher à un CV que vous avez envoyé. Il ne faut pas attendre la réponse. Il ne faut pas se laisser aller et ne plus chercher ailleurs, ou du moins pas avec la même motivation. Un CV envoyé, un CV oublié : on passe à autre chose. »

Partir battant, pas gagnant

« Enfin, il faut partir battant, pas gagnant. Partir gagnant, c’est avoir un égo surdimensionné, en essayant de se convaincre que ça va aller. Et ça ne va pas. D’abord, parce que la probabilité des refus est plus élevée que celle des réponses positives et puis parce que les recruteurs n’aiment pas beaucoup les égos surdimensionnés.

Il faut donc partir avec une certaine humilité. En sachant que vous allez essuyer des revers. Vous devez avoir la capacité de vous remettre en question. Sinon, c’est la descente aux enfers. »

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