La sécurité au menu de la Journée de l’emploi

Publié : jeudi 12 mai 2016 Par

Il ne s’agit bien évidemment pas d’une provocation mais d’un constat : le contexte anxiogène dans lequel baigne notre société ouvre des perspectives pour celles et ceux qui sont intéressés par une carrière dans le domaine de la sécurité.

Dans une étude prospective, réalisée avant les attentats de Bruxelles, le Forem ne disait pas autre chose. « Le métier de la sécurité privée pourrait être amené à évoluer dans les années qui viennent. Les entreprises vont devoir composer avec des missions élargies, des besoins en recrutement plus conséquents, mais aussi un profil de compétences étendus pour l’agent de gardiennage de demain. »

Le propos est confirmé chez G4S, l’un des acteurs principaux dans le gardiennage en Belgique, qui emploie plus de 6.000 personnes. « Nous allons recruter 200 agents supplémentaires à Bruxelles et en Wallonie pour répondre à la demande », précise Katrinka Van Driel, responsable du marketing et de la communication. « Cette procédure vient en complément des 600 personnes que nous recrutons en rythme annuel, pour pallier dans ce cas les départs naturels. »

D’après elle, les candidatures ne manquent pas : plus de 20.000 CV reçus chaque année, pareil afflux étant probablement justifié tout autant par les perspectives du secteur que par le fait que les conditions à l’entrée ne sont pas rédhibitoires. « Nous trouvons les compétences, le profil et l'expérience plus importants que le diplôme», confirme Katrinka Van Driel. Ceci étant, « le candidat qui veut entrer dans le métier doit pouvoir présenter un certificat de bonne vie et moeurs. Il doit avoir le sens du devoir, de la discipline, du dialogue et afficher une bonne présentation. Il ou elle doit enfin passer des tests psychotechniques et suivre la formation de base d'agent de gardiennage. »

La formation, en effet, est réglementée. L’accès exige une formation de 127 heures, soit environ 5 semaines, complétée par des examens. Elle est complétée par d’autres formations selon le type de fonction qui sera effectivement exercée par l’agent. « Nous collaborons avec G4S comme avec Securitas à ce sujet », dit-on chez Actiris.  Ils déposent une partie de leurs offres d’emploi chez nous et nous avons des accords avec Bruxelles Formation afin que les candidats à l’embauche puissent bénéficier des formations requises.» 

Chez G4S, on souligne enfin que la profession n’est en rien réservée aux hommes. « Des aptitudes au dialogue, à la prévention des conflits, sont indispensables», poursuit Katrinka Van Driel. « Les femmes ne sont pas dépourvues de telles qualités, et peuvent aussi être intéressées par la variété des horaires disponibles.»

Par le salaire, aussi ?« Le salaire de base est de 2.000 euros bruts, augmenté de primes diverses et du remboursement des frais de transport, entre autres. Enfin, un agent de gardiennage a la possibilité d'évoluer dans diverses fonctions, sur le terrain (autre poste, autre activité,...) ou dans la structure (coordinateur, chef d'équipe,...). »

Un représentant d’une société active dans ce domaine, Russo Security, répondra à vos questions ce jeudi dans le cadre de la Journée de l’emploi, organisée en partenariat par Références et Bel RTL. Il sera accompagné par des experts en provenance de la Stib, du Forem, d’Actiris, d’Adecco et d’Upsilon, mobilisés afin de vous aiguiller dans le dédale du marché de l’emploi.

http://sosemploi.blogs.sudinfo.be/

 

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