Le belge n’est plus l’employé le plus coûteux d’Europe!

Publié : lundi 30 juillet 2018 Par

Le coût du travail, qui a diminué de 13% en 5 ans en Belgique, reste particulièrement élevé dans tout le Benelux

Euro

Le « Tax Liberation Day » a cette année eu lieu le mardi 17 juillet dernier. Il représente symboliquement le jour à partir duquel le travailleur arrête théoriquement de payer des charges et des taxes et peut disposer à sa guise des fruits de son travail.

Le Tax Liberation Day tombe 10 jours plus tôt

L’année dernière, cette journée était tombée dix jours plus tard, comme l’ont conjointement indiqué le cabinet de consultance EY (Ernst & Young) et l’Institut économique Molinari [L’institut économique Molinari (IEM) est un organisme de recherche et d'éducation, ou think tank (laboratoire d'idées) fondé en 2003 et basé à Paris, Bruxelles et Montréal. Il a été baptisé en référence à Gustave de Molinari, économiste belge né à Liège en 1819 et adepte d’une approche politique économique libérale].

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L’employé belge n’est «plus» que le quatrième le plus coûteux dans l’UE

Alors qu’il était l’employé le plus coûteux au sein de l’Union Européenne (UE) depuis plusieurs années, le travailleur belge est aujourd’hui en quatrième position, derrière le Luxembourgeois, l’Autrichien et le Néerlandais (il est donc à noter que les trois pays du Benelux figurent dans le Top 4). Ainsi, pour que son employé reçoive un euro en poche, un employeur belge doit actuellement dépenser 2,04 euros. En 2013, il devait débourser 2,34 euros, soit le montant le plus élevé depuis 2010, ressort-il de la neuvième édition du fardeau fiscal et social de l’Employé moyen au sein de l’Union européenne.

La diminution serait principalement due aux effets du Tax Shift

Selon l’étude, le gouvernement belge prélève 29.233 euros sur le salaire moyen, soit l’un des trois montants les plus élevés en Europe. Les auteurs de l’étude soulignent la contribution du Tax Shift du gouvernement Michel dans cette diminution de la pression fiscale. «Les mesures ont réduit de façon significative le coût d’un employé en Belgique (où le chômage atteint son niveau le plus faible depuis la publication de la 1ère édition de l’étude en 2010)», font-ils remarquer.

Cette bonne nouvelle pour les employeurs se traduira-t-elle par des bénéfices salariaux pour les travailleurs?

«Le Tax Shift continue d’avoir un impact important sur l’économie belge: le chômage est faible et la souplesse sur le marché du travail plus grande. Cependant, l’employeur belge en reste le premier bénéficiaire. Le salarié belge devrait dans les prochaines années en voir les bénéfices sur son pouvoir d’achat», commente James Roger, co-auteur de l’étude.

Le salarié belge verra-t-il des bénéfices sur son pouvoir d’achat dans les prochaines années?

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