Le Belge parmi les travailleurs européens les moins flexibles

Rédigé par: M. Martin
Date de publication: 10 janv. 2019

travail flexible

Un Belge sur dix seulement travaille le soir, le dimanche ou en horaire variable, selon les chiffres de 2017 du Steunpunt Werk (KU Leuven). Le travail de nuit serait même une exception absolue.

Les salariés belges seraient ainsi beaucoup moins flexibles, en comparaison avec la plupart des autres Européens. Si on jette un oeil aux Pays-Bas par exemple, le travail flexible y est devenu la norme dans de nombreux secteurs: pas moins de trois Néerlandais sur dix travaillent régulièrement le soir et un sur cinq travaille le dimanche. À titre d'exemple, les supermarchés comme Albert Heijn sont souvent ouverts jusqu’à 22h et le dimanche. Des horaires qui s’appliquent souvent à la plupart des magasins.

Notre pays reste ainsi bien en dessous de la moyenne européenne en termes de flexibilité. En causes: la popularité croissante des ouvertures le dimanche dans de nombreux magasins et aux attentes du consommateur, qui souhaite, par exemple, que les colis commandés pendant le week-end soient livrés le lundi. 

Mais n’oublions cependant pas les soins de santé qui, liés au vieillissement de la population, sont l’un des secteurs les plus dynamiques du pays: le personnel infirmier d'arrache pied jour et nuit pour subvenir aux besoins de leurs patients, week-ends compris. 

Enfin, selon les experts du marché du travail, le manque de flexibilité coûte des emplois à la Belgique. Dans les pays où les personnes travaillent de manière flexible, tels que les Pays-Bas et l'Allemagne, le nombre de personnes actives y est plus élevé. Cela concerne généralement des emplois peu qualifiés dans le secteur des services et le commerce électronique, comme dans les entrepôts de Bol.com et Amazon.