Le bond des technologies médicales

Aujourd'hui, la technologie s'invite de plus en plus dans nos hôpitaux. Références fait le point sur les dernières technologies médicales.

Stimulateur cardiaque

Le premier pacemaker (littéralement « créateur de rythme ») est mis au point en 1957, par l’Américain Wilson Greatbatch, un inventeur indépendant surdoué qui a déposé plus de 140 brevets. Il ressemble à une radio portable à transistor et batterie. Tout en métal, avec un gros bouton pour régler le pouls.

Aujourd’hui, ces stimulateurs cardiaques sont à peine plus gros qu’une pièce de deux euros. Ils se logent sous l’épaule du patient, règlent automatiquement le rythme en fonction de l’effort, sont programmables « à distance » et jouissent d’une durée de vie de sept à douze ans.

Cœur artificiel

Le 12 juillet 2001, Laman Gray et Robert Dowling, deux chirurgiens américains de Louisville (Kentucky) déclenchent un tollé dans la communauté médicale internationale avec la première implantation définitive d'un cœur artificiel autonome : 900 g de rêve mécanique. Les deux chirurgiens n'accordent à leur cobaye qu'une espérance de vie d'une trentaine de jours. Mais, pour beaucoup, ce dernier apparaît comme le premier cyborg, même éphémère, porteur d'une prothèse mécanique de l'organe roi, l'organe de tous les symboles.

Main bionique

Cette main artificielle ouvre l’ère d’une nouvelle génération de prothèses intuitivement contrôlées par la pensée. Car les sensations procurées par ce membre sont, elles, bien authentiques. C’est la première prothèse qui donne en temps réel un retour sensoriel lié à la saisie d’un objet, répète à l’envi Silvestro Micera, directeur du Laboratoire d’ingénierie neuronale translationnelle de l’EPFL. D’ici quelques années, le nombre de sensations procurées simultanément pourrait être multiplié. Notre rêve est de créer une main comme celle de Luke Skywalker. Soit un membre qui allierait dextérité, force et un sens développé du toucher.

« Robotic Exosqueleton »

Mesurant 2 m de haut, il a été assemblé à partir d’innovations déjà existantes et a été conçu à 100 % à partir d’organes de synthèse et de prothèses. Il possède un pancréas, un rein, une trachée et une rate artificiels, tout comme un système autonome de circulation sanguine. Rex, c’est son nom, a coûté 1 million de dollars (763 000 €) à une association visant à la diffusion des sciences et de la biomédecine. Reproduisant le visage du psychologue suisse Bertolt Meyer, il est capable de répondre grâce à ses prothèses auditives, son intelligence artificielle et son générateur de paroles.

Œil électronique

Les autorités américaines ont autorisé la commercialisation d’Argus 2, le tout premier œil bionique qui a déjà été greffé sur une soixantaine d’aveugles dans le monde. Peu de temps après, une société concurrente, l’allemande Retina Implant AG, a annoncé des essais encore plus encourageants. Son système d’implants électroniques est doté une petite puce de 3mm de large, sensible à la lumière.

L’implant inséré au niveau de la rétine a été testé sur neuf patients aveugles et a permis à trois d’entre eux de lire des lettres de façon spontanée.

Patient numérique

De plus en plus, des « systèmes de réalité augmentée » pénètrent l'univers de l'imagerie médicale. En fusionnant les images 3D de l'organe d'un patient et celles obtenues au moment même de l'intervention par la caméra de l'endoscope, des interventions de chirurgie mini-invasive guidée par l'image voient le jour... Et l'on commence à parler du concept de « patient numérique » ou « d'organe transparent ».

 

 

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