Le bonheur est au bureau

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Une enquête menée auprès de travailleurs révèle que les Belges sont plutôt heureux au travail. Un emploi passionnant, un bon environnement et la reconnaissance du travail accompli font partie des éléments essentiels au bonheur au bureau. 

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Le travailleur belge est visiblement heureux. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête menée par Tempo-team. La société de services RH, spécialisée notamment dans l’intérim, a sondé 800 personnes afin de connaître leur ressenti par rapport à leur profession. Les résultats sont plutôt positifs puisqu’en moyenne les travailleurs interrogés évaluent leur bonheur au travail à 7,3 sur une échelle de 10. « On doit reconnaître que ce sont des résultats positifs auxquels on ne s’attendait pas »,explique Valérie Denis, la porte-parole de Tempo-team. Toutefois, quelques nuances sont à apporter à cette moyenne générale. Ainsi, s’ils sont 30 % à indiquer une note supérieure à sept, un quart des personnes interrogées se disent insatisfaites. « En réalité, il n’y a pas vraiment de demi-mesure. Les travailleurs très heureux contrebalancent la partie pas vraiment satisfaite », souligne la porte-parole de la société de RH.

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L’argent ne fait pas le bonheur

Plusieurs aspects sont vecteurs de bonheur au travail. Le premier est la passion pour son métier. Ainsi, les personnes ayant une fonction qui correspond vraiment à leur envie sont plus heureuses que les autres. « Avoir un job qu’on aime est vraiment essentiel. C’est d’ailleurs plus important que la sécurité de l’emploi ou la proximité du lieu de travail », explique la porte-parole. Avoir un salaire important ne favorise pas non plus spécialement plus de bonheur. « Evidemment, l’argent reste le nerf de la guerre et avoir un meilleur salaire et des bonus est appréciable. Mais l’argent a un effet à court terme qui retombe assez vite. D’ailleurs, au-delà d’un certain montant, il a déjà été montré qu’avoir un meilleur salaire n’affecte plus le niveau de bonheur », poursuit la responsable communication, qui pointe d’autres éléments essentiels comme la reconnaissance et l’environnement agréable.

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L’enquête a également permis de remarquer l’existence d’un positionnement différent à l’égard de l’automatisation, suivant que le travailleur est heureux ou pas. Si la place du numérique est une question cruciale sur le marché de l’emploi, il semblerait que les travailleurs heureux soient plus ouverts au changement que les autres. Ainsi, pour deux tiers d’entre eux, l’automatisation et la numérisation d’une série de tâches vont de soi. « On a constaté que l’évolution technologique est davantage perçue comme positive chez le personnel heureux, qui y voit le changement comme une aide plutôt que comme un danger. Ils sont d’ailleurs plus ouverts à l’évolution dans leur travail et sont prêts plus facilement à suivre des formations ou se réorienter », explique Valérie Denis.

A l’inverse, les travailleurs moins satisfaits sont plus méfiants vis-à-vis de l’émergence de la numérisation. Un travailleur mécontent sur trois se dit stressé par l’importance croissante de la technologie. « Pour le personnel moins heureux, l’évolution technologique est plus ressentie comme une menace. Mais il faut évidemment faire attention car l’étude ne distingue pas les secteurs et il est clair que les domaines sont touchés différemment. Les conséquences sur le travail ne sont pas partout les mêmes. »

Quel est le salaire du bonheur ?

Heureux et productif

De manière assez logique, la société de RH a pu constater que les personnes heureuses au bureau le sont aussi davantage, de manière générale, dans la vie. «Forcément, la majorité des gens travaillent cinq jours sur sept. Si les heures n’avancent pas et qu’on s’ennuie, cela affectera plus facilement notre moral », explique encore Valérie Denis. Enfin, qui dit plus heureux dit aussi visiblement plus productif. Le personnel ayant un niveau de bonheur plus important est ainsi moins malade et plus motivé au travail. Les personnes mécontentes au travail reconnaissent ainsi être deux fois plus souvent malades que celles qui sont épanouies. Messieurs les employeurs, vous voici donc prévenus.

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