Le contrôle technique, une filière menant à l’emploi

Rédigé par: Philippe Van Lil
Date de publication: 12 sept. 2022
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L’organisation du système belge de l’inspection automobile fait figure d’exemple en Europe. En Wallonie, le Groupe Autosécurité couvre aujourd’hui 80 % du territoire. Il offre de nombreuses opportunités d’emplois stables pour des profils de mécaniciens polyvalents. Soixante postes d’inspecteurs de contrôle technique sont à pourvoir.

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Autosécurité a créé sa propre filière de recrutement et de formation, en collaboration avec le Centre de compétence Technifutur et le Forem : « Les centres de contrôle technique accueillent des véhicules de toutes les générations et de tous types : des voitures roulant au gaz naturel ou au LPG, des ancêtres, des véhicules utilitaires, des poids lourds, des motos, etc. Un inspecteur du contrôle technique doit donc disposer d’énormément de connaissances pour pouvoir analyser cette très grande diversité de véhicules et déceler des soucis éventuels », pointe Sébastien Petithan, Manager du pôle Mobilité de Technifutur.

60 postes ouverts

Au sud du pays, le Groupe Autosécurité remplit deux missions essentielles liées à la sécurité routière. Ses quelque 700 collaborateurs opèrent dans 25 centres de contrôle technique des véhicules et dans 11 centres d’examens théoriques et pratiques en vue de l’obtention du permis de conduire. Comme l’explique Fabrice Travaglianti, Directeur des Ressources humaines, le groupe est constamment à la recherche de personnel : « Cette année, nous comptons recruter une soixantaine de collaborateurs, essentiellement des mécaniciens automobiles.

Ils doivent être en possession d’un CESS dans un domaine lié à la mécanique automobile. Ceci est lié à notre arrêté royal. »

Pour faire face à ces besoins croissants dans ce métier en pénurie et, surtout, afin de permettre à des candidats n’ayant pas le diplôme requis de pouvoir rejoindre le groupe, « nous avons créé notre propre filière de recrutement et de formation, en collaboration avec le Centre de compétence Technifutur et le Forem, qui gère les actions µcoup de poing pénuriesµ en Wallonie », se réjouit le directeur RH. Comme le précise Sébastien Petithan, Manager du pôle Mobilité de Technifutur, « nombre de candidats manquent du bagage nécessaire pour devenir inspecteur dans un centre de contrôle technique. Un mécanicien polyvalent doit être multitâches ; il doit être capable par exemple à la fois d’établir le diagnostic d’une panne et de réaliser des opérations plus complexes. »

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D’une durée de 75 jours, dont 5 jours de stages, cette formation permettra aux candidats qui ne sont pas détenteurs du diplôme de CESS en mécanique automobile de s’en voir offrir l’équivalence. Elle est d’autant plus justifiée que, comme le souligne Fabrice Travaglianti, « l’inspection n’est pas un métier qui s’enseigne à l’école. Il faut encore maîtriser les nombreux aspects réglementaires et l’utilisation de l’équipement de contrôle. Nous avons dès lors mis sur pied une AS Académie pour parfaire la formation avant l’entrée en fonction. »

Une académie en interne

De complexité, il en est effectivement question en matière de mécanique automobile. Le secteur connaît en effet une évolution très rapide, notamment avec l’apparition récente des véhicules hybrides ou électriques. « De plus, les centres de contrôle technique accueillent des véhicules de toutes les générations et de tous types : des voitures roulant au gaz naturel ou au LPG, des ancêtres, des véhicules utilitaires, des poids lourds, des motos, etc.

Même si un inspecteur du contrôle technique n’intervient pas sur ces véhicules, ne démonte et ne remonte rien, il doit disposer d’énormément de connaissances pour pouvoir analyser cette très grande diversité de véhicules et déceler des soucis éventuels », pointe Sébastien Petithan.

Tout ceci explique largement la raison d’être de la formation développée par Autosécurité et dispensée par Technifutur.

D’une durée de 75 jours, dont 5 jours de stages, cette formation permettra aux candidats qui ne sont pas détenteurs du diplôme de CESS en mécanique automobile de s’en voir offrir l’équivalence. Elle est d’autant plus justifiée que, comme le souligne Fabrice Travaglianti, « l’inspection n’est pas un métier qui s’enseigne à l’école. Il faut encore maîtriser les nombreux aspects réglementaires et l’utilisation de l’équipement de contrôle. Nous avons dès lors mis sur pied une AS Académie pour parfaire la formation avant l’entrée en fonction. »

Pour conclure, le DRH d’Autosécurité insiste encore sur le rôle essentiel de ces inspecteurs de contrôle technique :

 « Tout le monde n’est pas toujours conscient de l’importance de faire contrôler l’état de son véhicule. Cependant, améliorer la sécurité routière pour tous constitue une mission essentielle, en même temps qu’un métier passionnant. »

 

Plus d’infos ?

RDV sur www.autosecurite.be

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Fabrice Travaglianti, Directeur des Ressources humaines.