Le droit à la déconnexion pour prévenir du burn out

En France, il est maintenant légal d’ignorer un e-mail professionnel en dehors des heures de boulot, explique la RTBF. En Belgique, rien de comparable n’est encore prévu.

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La France reconnaît maintenant le “droit à la déconnexion” en dehors des horaires de bureau. La mesure est suffisamment importante pour que le quotidien Libération lui ait consacré sa une à la veille de l'An neuf.

Qui n’a jamais été tenté d’aller jeter un oeil sur ses mails le soir après le boulot ou pendant les vacances? En effet, nous culpabilisons vite à l’idée de laisser traîner des tâches professionnelles derrière nous et de les postposer.

Cette volonté de vouloir bien faire a pourtant une conséquence non négligeable: le nombre de burn out ne cesse de croître. La frontière entre vie professionnelle et vie privée s’estompe petit à petit. Ce problème n’est pas propre à la France. Il est aussi bien réel en Belgique. Pourtant, rien n’est prévu pour l’instant en ce qui concerne le droit à la déconnexion.

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Depuis le 1er janvier, la loi française prévoit que les entreprises de plus de 50 employés justifient l’envoi d’e-mails en dehors des heures de bureau, s’ils sont nécessaires.

Selon Doris Sessolo, directrice des Ressources humaines dans le domaine pharmaceutique, la culture d’entreprise tolère très mal la déconnexion.. “Lorsqu’on est impliqué dans un projet passionnant, il est difficile de couper son GSM ou son PC passé une certaine heure. On s’investit, on ne compte pas ses heures et son énergie, et cela devient “normal”. Et lorsque la fatigue ou des problèmes familiaux vous tombent dessus, il est trop tard pour reculer”, explique-t-elle au micro de la RTBF.

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