Le harcèlement au travail, une réalité

C’est le constat d’une étude Securex publiée ce mercredi. Plus de 29 % des travailleurs belges estiment avoir été confrontés à une ou plusieurs formes de comportement abusif. Ce comportement peut aller de l’agression physique (19%) à la discrimination (14%), en passant par le harcèlement moral (14%) et le harcèlement sexuel (2%). Le nombre de travailleurs signalant devoir faire face à ces agressions connaît une augmentation importante de 21 % par rapport à une étude précédente de 2013. L’augmentation du harcèlement moral est la plus marquante. Il connaît une hausse de 35%.

Supérieur hiérarchique souvent responsable

La plupart du temps, les travailleurs indiquent leurs supérieurs hiérarchiques comme les auteurs de ces comportements abusifs. Ce sont eux qui sont désignés comme responsables de 2/3 des comportements d’harcèlements moraux. Les collèges, seuls ou en groupe, peuvent également en être la cause. Le responsable hiérarchique est également indiqué comme responsable de 70% des discriminations au travail. Les agressions physiques sont elles, au contraire, souvent causées par une personne extérieure à la société. Comme un client ou un patient par exemple. 

Inégaux face à l’agression

On peut constater des différences entre les travailleurs. Par exemple, les jeunes de moins de 30 ans se sentent moins harcelés que les travailleurs plus âgés. Les travailleurs wallons et bruxellois font plus souvent face au harcèlement, à la discrimination et à l’agression que les flamands.

En ce qui concerne les agressions sexuelles, les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes. Les jeunes travailleurs sont également plus concernés.

Quelles conséquences ?

Première conséquence de ces agressions, un plus grand absentéisme au travail. Les victimes de ces comportements présentent deux à trois fois plus de risques de ne pas se présenter au travail que ceux qui ne le sont pas. Leur désir de quitter leur emploi est également plus important.

Ces comportements abusifs ont également un impact sur l’estime de soi. Les travailleurs confrontés à l’agression se sentent moins aptes à travailler longtemps que leurs collègues.

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