Le label « Top Employer » s’étend à la Wallonie

Parmi les 59 entreprises distinguées dans le cadre du concours « Top Employer », ressort une tendance, celle de l’intégration de plus en plus marquée de techniques dites « scientifiques et technologiques » pour mener à bien leurs stratégies en matière de ressources humaines. « Parmi les candidats distingués, on observe une tendance : celle de vouloir prendre des décisions liées aux ressources humaines grâce à des méthodes plus scientifiques qu’avant. Je pense à des bases de données, par exemple, qui permettent d’objectiver leurs choix » , explique Steven van Raemdonck, qui représente, en Belgique, le label Top Employer. Pour se rapprocher de cette objectivité, des « softwares » sont utilisés en interne, parfois des questionnaires.

Un changement qui s’inscrit dans un mouvement plus général, celui de l’intégration renforcée de l’outil informatique dans les départements de ressources humaines. «Je pense à des bases de données qui permettent de sélectionner des candidats en interne pour de nouveaux postes via des données issues de softwares. Nous avons également observé une plus grande utilisation de ces softwares sur internet pour sensibiliser le candidat aux valeurs de l’entreprise avant son premier jour de travail.» Autre observation : celle de la participation de plus en plus marquée de la direction dans l’intégration des nouveaux travailleurs.

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100.000 travailleurs concernés

Les entreprises qui ont obtenu la certification ont dû subir un examen approfondi de leur politique du personnel. Le Top Employer Institute interroge en effet les entreprises candidates sur neuf thèmes RH. Seules celles qui atteignent la norme imposée peuvent afficher le label « Top Employer » pendant une année. La certification obtenue, avec le label de qualité qui y est attaché, aura en 2017 un impact sur les plus de 100.000 collaborateurs employés par l’ensemble de ces Top Employer.

L’édition 2016 de l’événement était caractérisée par une sous-représentation des entreprises wallonnes. Mais les choses évoluent. « C’était effectivement assez calme au niveau de la Wallonie. Cette année, les choses ont changé puisque nous avons trois participants wallons qui ont obtenu le label. » Steven van Raemdonck analyse ce phénomène : « Pour moi, c’est un signe que le marché du travail wallon commence à changer. Que les participants à Top Employer veulent se distinguer des autres employeurs parce qu’ils éprouvent des difficultés à attirer certains candidats. » A noter également que la présence d’entreprises issues du secteur pharmaceutique connaît un envol spectaculaire : d’un seul participant l’an dernier à cinq participants en 2017.

Au vu de l’engouement, il semblerait que partout en Belgique, les employeurs cherchent de plus en plus à se distinguer en matière de ressources humaines. «Depuis deux années consécutives, on note que l’évolution du nombre de participants est la plus élevée de tous les pays participants, à l’échelle mondiale. En 2016, il y avait 54 Top Employer et, cette année, il y en a 59. » Un engouement qui est particulièrement poussé par « l’employeur branding », soit la volonté de ces entreprises d’apporter une preuve de leur excellence en la matière pour attirer des candidats.

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