Le manque de main d’oeuvre freine la croissance de la Wallonie

Alors que le chômage en Wallonie atteint toujours des niveaux inquiétants avec près de 220.000 demandeurs d’emploi, le nombre d’emploi vacants dans le sud du pays ne cesse d’augmenter. D’après les données fournies par l’Union wallonne des entreprises (UWE), la Wallonie comptait 31.329 postes vacants à la fin du troisième trimestre 2017, soit 53% de plus par rapport au troisième trimestre 2016.

Pour Olivier de Wasseige, l’administrateur-délégué de l’UWE, derrière cette situation se cache un enjeu. “La reprise économique est là mais la croissance est freinée en Wallonie par une pénurie de main d’oeuvre alors que le taux de chômage est toujours aussi important. Une Région comme la Flandre connaît une situation similaire – avec 90.651 emplois vacants – mais elle est au plein emploi. La Wallonie n’en est malheureusement pas encore là. La main d’oeuvre reste disponible et les entreprises engagent”, relayent nos confrères de l’Écho.

Olivier de Wasseige estime que le principal problème vient du Forem qui n’arrive pas à former correctement les demandeurs d’emploi. Les formations seraient, selon lui, en inadéquation avec le marché de l’emploi. “Le Forem ne forme pas suffisamment les demandeurs d’emploi aux métiers en pénurie. Plus inquiétant, les formations données ne permettent pas d’arriver au niveau de qualification demandée par les entreprises. Le Forem n’arrive pas non plus à implémenter assez vite les formations vers les métiers en pénurie”.

Pour contrer ce problème, l’UWE propose au Forem de se tourner vers le privé. “Je ne suis pas en train de dire qu’il faut privatiser les formations du Forem mais faire appel aux acteurs privés de la formation pourrait améliorer la situation”.  

>> Vous cherchez un job ? Découvrez nos 1.500 offres d'emploi !

Retour à la liste