Le nombre de jours prestés par les salariés wallons a diminué de 2,6% en dix ans

Publié : mercredi 13 avril 2016 Par

Le nombre de jours réellement prestés par les salariés en Région wallonne est passé entre 2005-2006 et 2014-2015 de 196 jours à 191 jours en moyenne par année, ressort-il d’un rapport diffusé mercredi par l’Union Wallonne des Entreprises et Partena Professional. Les interruptions de carrières, qui recouvrent le crédit-temps et les congés thématiques, connaissent toutefois depuis trois périodes une légère diminution. Le taux d’absence pour cause de grève, a, lui, octuplé par rapport à 2013-2014, période durant laquelle les absences pour ce motif était cependant en nette diminution.

Les jours prestés sont globalement en diminution depuis dix ans. La période 2014-2015 enregistre, elle, une diminution de 0,33% par rapport à 2013-2014. Elle enregistre le deuxième taux le plus bas de présence sur l’ensemble des dix périodes étudiées, avec un taux d’absence de 26,39%. 

Les incapacités non professionnelles de courte durée (moins de 30 jours) et de longue durée (plus de 30 jours) constituent la principale cause d’absence, soit 51% du total des absences (hors congés légaux). Les incapacités de longue durée sont en constante augmentation. La période 2014-2015 ne fait pas exception avec une augmentation de 0,52 % par rapport à 2013-2014. Il s’agit là de la plus forte progression jamais enregistrée, selon le rapport. Ainsi, à elle seule, l’incapacité de longue durée représente 37% du total des absences (hors congés légaux). Les incapacités non professionnelles sont deux fois plus importantes chez les ouvriers que chez les employés.

Les interruptions de carrière (qui recouvrent les dispositifs de crédit-temps, de congés thématiques et d’interruptions de carrière ordinaires) continuent de connaître, depuis trois périodes, une légère diminution, alors qu’elles n’avaient cessé de progresser depuis 2005. Elles représentent ainsi 10,93 % du total des absences (hors congés légaux) pour la dernière période (contre 11,80% en 2013-2014). Si le taux d’absence des hommes pour ce motif a très légèrement fléchi au cours de la période 2014-2015, la diminution chez les femmes est plus nette. Le recours aux interruptions de carrière reste toutefois trois fois plus utilisé par les femmes par rapport aux hommes. Sans surprise, le taux d’absence pour cause de crédit-temps est nettement plus élevé pour les salariés âgés de 55 à 64 ans (5,76%) que pour les moins de 25 ans (0,14%). Il atteint 1,41% pour les 25-44 ans et 1,09% chez les 45 à 54 ans.

Les incapacités non professionnelles de longue durée et de courte durée ainsi que le crédit-temps représentent 62% du total des absences hors congés légaux. Les incapacités non professionnelles de longue durée sont la première cause d’absence (hors congés légaux) tant pour les femmes que les hommes. Le crédit-temps arrive en deuxième position pour les femmes et le chômage temporaire payé par l’ONEM pour les hommes. Les incapacités non professionnelles de courte durée complètent ce podium pour les deux sexes. 

Les absences liées aux faits de grève qui étaient en forte diminution en 2013-2014, ont octuplé par rapport à cette période en 2014-2015. On retrouve ainsi le même taux d’absence pour cause de grève qu’en 2005-2006 (soit 0,95% du total des absences hors congés légaux). Cette forte augmentation peut s’expliquer par les nombreuses grèves qui ont eu lieu en 2014-2015 contre les mesures du gouvernement Michel I, explique le rapport.

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