Le SPW au secours de son personnel et des citoyens

Rédigé par: JULIE DELCOURT
Date de publication: 1 juin 2020

Comme tout employeur, le SPW a dû faire face à la crise sanitaire. Coordination, communication ciblée, accompagnement du personnel et des citoyens, etc. voici comment le plus gros employeur de la Wallonie a intégré la venue du Covid-19 dans son management.

Sylvie Marique

Sylvie Marique, secrétaire générale de l'administration wallonne.

Depuis 2008, le SPW a revu sa structure et se divise en 8 entités publiques internes, soit 9.700 collaborateurs au total. Ce solide «paquebot» a affronté la tempête coronavirus avec détermination et agilité en développant toute une organisation pour arriver à bon port.

Gérer une crise d’une ampleur sans précédent

«Gérer une crise, c’est un processus déjà présent au SPW mais nous n’avions jamais connu une crise d’une telle ampleur qui touchait toute notre organisation et nos citoyens», commente Sylvie Marique, secrétaire générale de l’administration wallonne. Dans un premier temps, il était question de coordonner la crise sanitaire, de rassembler toutes les informations, de les analyser et de les diffuser aux différents acteurs pertinents. Le but? Prendre rapidement les bonnes décisions au niveau du gouvernement wallon et sein du SPW et des autres organismes d’intérêt public wallons.

Simplifier la relation institutionnelle entre politique et administration pour maximiser l’efficacité

Pour ce faire, une cellule interne de coordination Covid-19 a été mise en place dès le 28 février. Composée du centre régional de crise et de tous les métiers de support (RH, immobilier, mobilier, informatique et communication), cette cellule s’est également étendue à la politique, en intégrant le cabinet de la ministre de la Fonction Publique, Valérie De Bue. «C’était important. On a ainsi pu gommer une complexité institutionnelle entre politique et administration. Avec cette relation politico-administrative, on a pu être très réactif et surtout très proactif», insiste la secrétaire générale.

Renforcer la communication citoyenne

Ensuite, «le tout a été de communiquer et d’organiser la communication vers nos différents types de publics». Le personnel, le gouvernement wallon mais surtout les citoyens sont en droit d’avoir les bonnes informations en temps réel. Le «paquet» a dès lors été mis en termes de communication citoyenne et le résultat est payant: les consultations des sites du SPW ont explosé. Par exemple, l’information publiée sur la reprise du contrôle technique a été vue 39.000 fois.

Missions publiques et sécurité sanitaire

Face à la crise, le SPW s’est engagé à garantir l’application de ses services. Ainsi, 65% des missions publiques ont été poursuivies, voire, ont même augmenté. «Durant la crise, nous avons bien continué à fonctionner tout en réalisant des choses que nous ne faisions pas avant». Un tiers des activités ont été maintenues avec moins d’effectivité, notamment en ce qui concerne la gestion des dossiers de permis d’urbanisme, les enquêtes publiques ayant été suspendues en cette période. Seulement 5% des missions ont été interrompues.

Flexibilisation du travail

En outre, dans sa gestion de la crise, le «paquebot» SPW s’est préoccupé de la sécurité sanitaire de son équipage: depuis la mi-mars, le télétravail a été renforcé, les horaires ont été revus pour plus de flexibilité, les personnes à risques ont été écartées et celles qui «n’avaient plus de travail à réaliser ont été placées en dispense de service c’est-à-dire qu’elles continuaient à bénéficier de leur rémunération de base.» Au pic de la situation, 51% des employés étaient en télétravail forcé, contre 16% habituellement. 12% étaient en dispense de service et environ 23% étaient toujours présents sur place.

Un mastodonte qui a su se montrer «agile et flexible»

Le SPW a fait montre de réactivité et d’utilité en ces temps inédits. «On a su prendre toutes les mesures sanitaires nécessaires pour nos collaborateurs et nos usagers. Nous avons été agiles et flexibles pour assurer la continuité des missions du SPW», conclut Sylvie Marique.

Tout au long du processus de déconfinement, le SPW va continuer à adapter ses services aux usagers. Les services de recrutement, eux, ont repris depuis le 25 mai. Les deux mois de pause leur ont permis de préparer les concours de sélection (statuaire et contractuelle) qui seront d’application pour 2020 et 2021. Les sélections contractuelles sont désormais organisées dans des salles spécifiquement aménagées: distance sociale, 10 m2 par personne, nettoyage, accueil, etc. D’ici le mois d’août, les sélections interrompues pendant le confinement seront résorbées.

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