Le tourisme wallon, un moteur économique

Publié : lundi 11 juin 2018

Tourisme

Avec le retour des beaux jours, le tourisme se relance doucement dans la période la plus intense de l’année. Rarement mis en avant lorsqu’il s’agit de parler d’emploi, le secteur est pourtant un moteur important pour l’économie, également au sud du pays. C’est du moins ce qu’indiquent les chiffres de la dernière analyse du secteur, commandée par la Région wallonne. On apprend ainsi que 7,5 % de l’emploi dans la région sont liés au domaine du tourisme. Un taux relativement important et comparable à des secteurs comme l’agriculture et l’agroalimentaire (8,7 %), l’enseignement (11,7 %) ou même la construction (12 %). Traduit en chiffres concrets, le tourisme ne représente pas moins de 83.700 emplois, un chiffre qui ne cesse de croître. « C’est un secteur très dynamique. Il suffit de comparer ces derniers chiffres avec les précédents, qui datent d’il y a quatre ans, pour s’en rendre compte. Sur cette période, le nombre d’emplois a augmenté de 23.000 » , précise René Collin, ministre wallon du Tourisme. Une belle amélioration qui se traduit aussi dans le nombre de nuitées, celles-ci ayant augmenté de deux millions en quatre années pour atteindre aujourd’hui les 7,5 millions par an.

Atouts multiples

Un développement positif, qui intéresse la région. Car si les chiffres sont bons, ce secteur a aussi l’avantage de disposer d’atouts plutôt intéressants pour l’économie d’une région. « Le tourisme permet de créer des emplois qui sont forcément non délocalisables. Mais le secteur est aussi très intéressant car il offre des possibilités d’emploi à une très large gamme de profils. Tous les niveaux de qualification y sont présents, que ce soit les métiers de l’horeca, de la maintenance mais aussi des guides… Il y a aussi des besoins auxquels on pense moins, comme des managers, qui sont actifs dans les plus grosses structures » , détaille le ministre. A côté des chiffres, d’autres signes indiquent la bonne forme du secteur. « Il y a un véritable dynamisme avec d’importants investissements. Si la Wallonie parvient à faire venir des hommes comme Marc Coucke, c’est que le secteur a un réel potentiel. » Pour attirer les investisseurs et les touristes, la Wallonie peut compter sur sa diversité. Alors que la Flandre attire en bonne partie les foules grâce à la côte, l’offre touristique wallonne est repartie de manière assez homogène entre les provinces. Les différents chiffres permettent de s’en rendre compte. Lorsqu’il s’agit de comparer le nombre de nuitées passées, la province du Luxembourg est celle qui en compte le plus grand nombre. Mais pour ce qui est du nombre de visiteurs enregistrés sur les 311 attractions que compte la Wallonie, les provinces les plus plébiscitées sont le Brabant wallon et le Hainaut. « Malgré la petite taille de notre territoire région, il existe une véritable diversité dans l’offre du secteur. Une journée dans le Hainaut est totalement différente d’une autre passée en province de Liège, par exemple » , ajoute encore René Collin.

Parmi les attractions à susciter un intérêt grandissant se trouve notamment le Pass. Basé dans le Hainaut, le Parc d’aventures scientifiques compte une quarantaine d’équivalents temps plein. « Nous engageons quelques étudiants, mais nous avons une activité durant toute l’année, ce qui nous permet de pouvoir engager la très grande majorité du personnel en CDI » , explique Arnaud De Coster, le responsable communication du Pass.

Potentiel sur le marché domestique

D’année en année, les chiffres concernant les visites s’améliorent. En quatre ans, le nombre de visiteurs a ainsi grimpé de 81.000 à 120.000 visiteurs par an. Une hausse qui s’explique notamment par d’importants investissements pour redynamiser le site. Si l’attraction préfère rester discrète sur ses objectifs, la situation semble plutôt positive. « Nous considérons qu’il y a un réel potentiel de croissance » , précise le responsable. Une possibilité de développement qui débute au sein même de nos frontières. « Pour notre croissance, nous nous concentrons en priorité sur le marché domestique et particulièrement sur les touristes qui viennent de Flandre. Nous sommes à environ une heure de Courtrai mais on ne compte encore que 7 à 8% de notre public flamand. Il y a donc de belles opportunités pour encore croître » , explique Arnaud De Coster. De quoi espérer encore de bons chiffres pour le secteur dans les années à venir.

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