Le tribunal portugais encourage à boire de l’alcool au travail

Peut-être buvez-vous un verre de vin ou deux lorsque vous êtes en lunch avez des clients… Ou quelques coupes de champagne lors du pot d’adieu d'un collègue qui part à la retraite. Pourtant, être en état d’ivresse au travail est répréhensible… Même si ce n’est pas l’avis de la législation portugaise.

C’est le Wall Street Journal d’Amérique Latine qui relaie l’info : un éboueur et le chauffeur de son camion de ramassage des déchets ont été renvoyés de leur poste en février à la suite d’un accident de la route pendant lequel ils étaient sous l’emprise de l’alcool au travail. Et pas qu’un peu : le chauffeur avait 1,79 grammes d’alcool dans le sang, et l’éboueur 2,3 grammes.

Ceux-ci ont saisi la justice, et la Cour d’appel de Porto a estimé qu’il s’agissait bien d’un licenciement abusif. Pourquoi ? La société de ramassage des déchets ne possédait pas de règlementation en matière de consommation d’alcool pendant les heures de travail.

Ivre, il fait son travail avec plus d’entrain

Mais ce n’est pas la seule raison : Le tribunal a en plus déclaré que boire de l’alcool pouvait être bénéfique pour les travailleurs : « Grâce à l’alcool, le travailleur peut oublier les adversités de la vie et se focaliser davantage sur son travail de collecte des déchets… Les citoyens comprendront que ce travailleur, plus heureux, sera également plus productif et rapide. »

Le Tribunal a ajouté que le métier d’éboueur était un métier très exigeant et dur mentalement, et qu’interdire l’alcool au travail pourrait inciter les Portugais à travailler moins. Un problème pour ce pays en crise ou le taux de chômage est déjà de 17%.

Jamais en Belgique

La Cour d'appel de Porto a néanmoins recommandé de fixer une limite de 0,5 grammes d’alcool dans le sang dans le règlement d’ordre intérieur de l’entreprise.

En Belgique, depuis le 1er avril 2010, chaque employeur est obligé de mettre en place une politique préventive en matière d’alcool et de drogue. Dans ce document, il doit spécifier la manière dont les travailleurs peuvent consommer ces substances dans le cadre deleur travail. La tolérance zéro est aussi une possibilité.

D’après une enquête Securex, 13% des travailleurs Belges consomment de l’alcool de façon dangereuse. De ce fait, un peu plus d’un travailleur sur 100 ne peut pas travailler normalement au moins une fois par mois, car il est sous influence de l’alcool.

Source : express.be et emploi.belgique.be

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