Les 4 plus grandes erreurs de jugement des managers

Publié : jeudi 12 janvier 2017

En évitant quatre pièges psychologiques, les managers pourraient ne plus prendre aucune mauvaise décision.

Les managers prennent régulièrement de mauvaises décisions. C’est ce que constate l’auteur américain Dan Heath dans son livre Decisive: How to Make Better Choices in Life and Work. Il y explique comment nous pouvons éviter les pièges psychologiques dans nos processus de décisions. « À la place de vous convaincre que votre idée est la meilleure, vous pouvez aussi la mettre à l'épreuve du monde réel » ajoute Heath.

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Selon Heath, cette tendance acharnée à prendre de mauvaises décisions est la conséquence de quatre obstacles psychologiques. Même les gens les plus talentueux tombent dans le piège. « Par exemple, les managers savent pertinemment bien que la plus grande partie des rachats échouent. Pourtant, ils pensent toujours que cette fois ce sera différent. Ils sont convaincus qu’ils ont de meilleures informations et qu’ils ne feront donc pas les mêmes fautes que les autres ».

Voici les quatre pièges à éviter systématiquement.

1. Une vision trop étroite

Je le fais ou pas ? En vous posant cette question, vous limitez votre éventail de choix car toutes les autres options disparaissent  de votre champ de vision. Heat appelle cette erreur de jugement « Narrow Framing », c'est-à-dire vision trop étroite. « Sans une vision complète de toutes les possibilités qui s'offrent à vous, il y a plus de risques que votre décision ne soit pas la meilleure » explique Heath. Ce piège est assez simple à éviter, en veillant à rester ouvert au plus grand choix d’options possible.

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2. Trop peu d'opposition

Nous avons tendance à chercher des informations qui confirment notre première idée, un phénomène connu sous le nom « Confirmation Bias ». Ainsi, les managers sélectionnent les informations qui prouvent ce dont ils étaient déjà inconsciemment convaincus. Dans une entreprise, il est pourtant important de créer une opposition interne. « Une bonne façon de faire est de demander à certains employés de fournir des arguments contraires lors de chaque prise de décision importante, ou de défendre une alternative envisageable. Affecter quelqu’un au rôle d’avocat du diable peut aussi être très efficace. »

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3. Laisser les émotions prendre le pas

Les émotions sont le plus gros problème de la prise de décision. Ainsi, presque tout le monde a peur de l’inconnu. En plus de cela, il y a  la peur de perdre : la perte fais plus tort que ce que la victoire ne fait plaisir. « Ces deux émotions font en sorte que les managers penchent vers un statuquo, ce qui est nuisible sur le long terme » explique Heath. « La question la plus importante à se poser est celle-ci : Que conseillerais-je à mon meilleur ami ? »

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4. Surestimation de soi-même

« Cela ne veut pas dire que nous sommes arrogants » explique Heath. « Mais nous pensons à tort savoir ce que le futur nous réserve ». Un « Tripwire » est une manière d’éviter cette erreur de jugement. Il s'agit de définir un dénonciateur qui vous averti lorsque vous menacez de pencher du mauvais côté. Cela peut être une deadline ou le montant maximum d’argent que vous voulez investir dans une décision. « Un dénonciateur fait non seulement en sorte de limiter le risque d’une mauvaise décision, mais il permet en plus de pouvoir continuer la route empruntée en étant apaisé » conclu Heath.

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