Les 5 plus folles propositions pour résoudre la crise

C’est la crise: on commence à le savoir. La situation est dramatique en Espagne et en France, et en Belgique aussi, les licenciements sont massifs et les gens se serrent la ceinture.

La grande question est naturellement de savoir comment faire pour inverser la tendance. Sur ce point, beaucoup de grands esprits se sont déjà cassé les dents, mais malheureusement peu de penseurs éclairés ont pu avancer une vraie solution.

Les cinq propositions suivantes ont été lancées très sérieusement comme de possibles façons de remonter la pente. Et si la situation n’était pas aussi tragique, on aurait même pu les trouver drôles…

5. Supprimer les impôts des entreprises

David Cote, CEO de l’entreprise Honeywell International Inc., a proposé en mai de l’année passée de supprimer tous les impôts des entreprises pour créer de nouveaux emplois. C’est vrai que cette solution pourrait créer un paquet de nouveaux emplois, mais Cote n’est pas la meilleure personne pour plaider cette cause.

Entre 2008 et 2011, son entreprise a payé à peine 2% d’impôts et entre 2008 et 2010, elle a reçu plus de soutien des autorités que ce qu’elle a payé. Une analyse du Wall Street Journal montre de plus que Honeywell a supprimé 11.000 emplois dans les deux dernières années, malgré des chiffres de vente croissants.

4. Jeter le droit du travail par-dessus-bord

L’année passée, le gouvernement anglais a demandé à l’audacieux capitaliste Adrian Beecroft de proposer quelques recommandations pour remettre en marche le marché de l’emploi. Le rapport résultant était une attaque en règle contre le droit du travail. Ses plans auraient facilité grandement le licenciement, ce que Beercroft a appelé "le prix à payer pour une croissance économique".

D’autres propositions controversées ont été énoncées, entre autres la possibilité de faire travailler des enfants pour certaines fonctions et rétablir la pension obligatoire à 65 ans.

3. Faire travailler les sans-emploi... gratuitement

Le ministre britannique du Travail et des Pensions a aussi expérimenté un projet-test où les chômeurs de longue durée étaient obligés d’aller travailler six mois sans recevoir de salaire. Ceux qui refusaient pouvaient perdre leurs allocations.

Le gouvernement voulait au début appliquer ce système à tout le pays, mais il n’a pas pu le faire car il allait à l’encontre du Traité européen des Droits de l’Homme. Jamie Wilson, un chômeur de 41 ans qui a perdu ses allocations à cause de ce projet et qui pour survivre a dû faire appel à sa famille et à ses amis, a expliqué que le gouvernement l’avait forcé à exécuter du travail d’esclave. La Haute Cour de Justice britannique a jugé que ses allocations ne pouvaient pas lui être retirées ainsi.

2. Echanger des travailleurs adultes contre des écoliers

En janvier de l’année passée, Newt Gingrich (qui voulait devenir candidat républicain à l’élection présidentielle américaine) a proposé de remplacer les concierges New-Yorkais "absurdement chers" par une équipe de trente écoliers. De cette manière, les élèves apprendraient ce qu’est l’éthique du travail et ils ne se retrouveraient pas dans le rue plus tard.

Les chercheurs et les journalistes n’ont même pas pris au sérieux la proposition : non seulement les concierges New-Yorkais ne gagnaient pas grand-chose, mais en plus il n’y avait aucune garantie que les élèves trouvent plus tard un bon travail de cette manière. De plus le salaire d’un concierge aurait dû être divisé entre trente enfants, ce qui signifie que chacun d’entre eux aurait à peine gagné 24 dollars par semaine. Sans parler des concierges qui se seraient retrouvés directement au chômage...

1. Partager des billets de loterie

Bartholome Florido, un moniteur d’auto-école espagnol de 60 ans, a décidé qu’il devait remonter le moral de ses compatriotes sans emploi. Pour cela, il s'est rendu dans cinq villes du  Sud pour distribuer plus de trois cent billets de loterie à des chômeurs qui attendaient dans la file des bureaux d’aide.

Encourager des chercheurs d’emploi à jouer à la loterie n’est pas forcément la meilleure manière de s’attaquer au chômage, ni la stratégie la plus durable, mais le geste de Florido a été reçu très positivement : certains chômeurs lui sont tombé dans les bras en pleurant devant tant de charité.

Source: jobs.aol.com

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