Les dangers de l’hyperconnectivité

Date de publication: 11 oct. 2023

On parle beaucoup du sommeil, de l’alimentation, du sport… et de leur impact sur notre bien-être. Mais que fait-on pour prendre soin de son cerveau ? Pour Anne Everard, conférencière spécialisée dans la prévention du burn-out et auteure de Boostez ! Il faut (ré)apprendre à se déconnecter. Pour mieux se reconnecter à soi.
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La déconnexion… ou quand une pause s’impose !
Il ne faut pas trop tirer sur la corde… Vous voulez des preuves flagrantes d’une surcharge cérébrale ? « Si on regarde l'IRM du cerveau de quelqu'un en burn-out, on observe des neurones détruits et des synapses cramées. » nous alarme Anne Everard. « Et il faut jusqu'à deux ans pour que le cerveau se régénère. » Ceci explique les pertes de mémoire, les difficultés de concentration et autres dégâts neurologiques que peut engendrer une surexploitation de son cerveau. 

Mode par défaut
Anne Everard insiste sur l’importance de s’octroyer des petits « moments de rien ». C’est ce qu’on appelle le mode par défaut, et qui permet au cerveau de bien faire son job : « C’est le moment où on attend l'ascenseur, quand on fait la queue chez le boulanger, qu’on regarde par la fenêtre ou qu’on est au feu rouge… et qu’on pense à pas grand-chose. Durant ces courts instants, notre cerveau fait le tri parmi les informations à garder et à oublier. » A ses yeux, c’est aussi pendant ces instants presque méditatifs, qu’il fait évoluer notre personnalité. Et pourtant, combien d'entre nous ne sortent-ils pas leur téléphone à chaque occasion ?

Utiliser son smartphone intelligemment
Clairement, le smartphone est un  objet à double tranchant. Anne Everard s’inspire de son expérience personnelle pour nous confier qu’elle a réduit l’utilisation de son GSM de 30%.  « Et cela n'a rien changé, ni dans ma vie privée, ni dans ma vie professionnelle. Sauf que mon cerveau reste en pleine forme. » Elle nous rappelle que « chaque fois que nous recevons une notification ou consultons notre téléphone dans l'espoir de voir quelque chose de nouveau, notre cerveau libère de la dopamine, l’hormone du plaisir. » Alors cela crée une dépendance… Puisque la dopamine va augmenter, pour redescendre seulement 15 ou 20 minutes plus tard. Alors, par habitude, on reprend son téléphone. Même si on n’a rien à faire dessus… Et c’est sans compter les effets néfastes de la lumière bleue ! Vrai frein à la mélatonine qui est pourtant essentielle pour un sommeil réparateur.

Bien sûr, il ne s’agit pas de fuir la réalité de l’ère numérique, mais bien de l’appréhender différemment. D’apprendre à gérer. « Offrir des pauses régulières à notre cerveau, c'est comme lui donner de l'oxygène pour se régénérer. » conclut Anne Everard. « Traitons-le avec respect, et il nous étonnera par sa résilience et ses capacités. En revanche, s'il est constamment sollicité, il risque de s'essouffler. » N’oublions pas que la prévention commence par l'écoute attentive de ses signaux…

En cultivant des moments de déconnexion, nous pouvons construire un environnement où le bien-être et l'efficacité coexistent harmonieusement.

N'hésitez pas à consulter la vidéo juste ici pour en savoir plus !