Les demandeurs d'asile peuvent désormais postuler dans le secteur de la construction

Date de publication: 20 juin 2022

Un accord de coopération vient d'être conclu entre Fedasil, Sammy Madhi et les partenaires sociaux des secteurs de la construction. Cette collaboration va permettre aux entreprises de construction de recruter des demandeurs d'asile à grande échelle.

construction

La coopération commence par un premier projet pilote sur un chantier de l'entreprise de construction Louis De Waele, à Anderlecht. Des projets pilotes en Flandre et en Wallonie suivront, avant d'étendre la formule à l'ensemble du secteur. Les demandeurs d'asile peuvent commencer à travailler quatre mois après avoir introduit leur demande et rester actifs pendant toute la durée de leur procédure.

Dans le cadre du projet, ils seront informés à grande échelle des possibilités de travailler dans le secteur de la construction. Cela se fera notamment par l'organisation de journées de l'emploi, de visites d'entreprises et de séances d'information. Les candidats potentiels font l'objet d'un examen en vue de déterminer leur motivation, leurs compétences linguistiques et leur expérience, notamment.

Sur cette base, les demandeurs d'asile peuvent être engagés immédiatement ou orientés vers la bonne profession. Lorsque cela est possible ou nécessaire, des formations sont également dispensées sur les compétences techniques, la sécurité, la langue ou encore l'obtention du permis de conduire. Le nouvel accord présenté vendredi à Anderlecht s'inscrit dans le cadre du plan d'action "Demandeur d'asile cherche emploi". Des initiatives similaires devraient être menées avec d'autres secteurs.

"Donner aux demandeurs d'asile la possibilité de travailler est une véritable opération gagnant-gagnant. Ils aident à faire face aux pénuries de main-d'œuvre, ils contribuent à notre société, ils mettent des étapes importantes vers l'intégration dans notre pays et acquièrent des compétences qui pourraient être aussi utiles en cas de retour vers leur pays d'origine", explique le Secrétaire d'État Sammy Mahdi.

Un accord "très prometteur"

L’accord de coopération est très prometteur, estime Dries Lens, qui étudie le travail et la migration pour sa thèse de doctorat à l’Université d’Anvers. "Une étude internationale révèle combien il est important de mettre les gens rapidement au travail", expliquait-il à VRT NWS.

On constate cependant que la vision du gouvernement fédéral n’est pas celle du gouvernement flamand en matière d’emploi, souligne Dries Lens.

"Il est frappant combien cette initiative diffère radicalement des décisions du gouvernement flamand. Les demandeurs d’asile n’y appartiennent en effet plus, depuis mars 2022, au groupe-cible pour la citoyennisation. Ils sont donc autorisés à travailler, mais ne peuvent suivre des cours d’orientation sociale ou de néerlandais", conclut-il.

Source : Belga/VRT.

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