Les « ex-employeurs » ont la cote

Publié : jeudi 4 mai 2017

En Belgique, neuf travailleurs sur cent décident à un moment de leur carrière de revenir travailler auprès de l’un de leurs anciens employeurs. À Bruxelles, 10,6 % des travailleurs se retrouvent dans cette situation. En Flandre et en Wallonie, les pourcentages s’élèvent respectivement à 9,3 % et 4,6 %, selon les chiffres du prestataire de services RH Acerta.

La taille de l’entreprise a une influence dans ce genre de revirement de situation. Une différence se dessine entre les entreprises qui emploient plus ou moins de cent travailleurs. « Les entreprises qui emploient moins de 100 travailleurs observent un retour de 6,6 % de leurs anciens collaborateurs, alors que les entreprises de plus de 100 travailleurs réengagent 11 % de leurs anciens travailleurs. Dans les entreprises plus importantes, ce phénomène est donc beaucoup plus récurrent », explique Benoît Caufriez, business manager chez Acerta.

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Tant dans les grandes que dans les petites entreprises, ces retours surviennent souvent dans l’année ou entre la première et seconde année suivant la fin du précédent contrat de travail. Dans les plus petites entreprises, des changements ont encore lieu dans 24,5 % des cas entre 4 et 9 ans et même encore dans 11 % des cas après dix ans. Dans de plus grandes entreprises, ce chiffre est encore plus élevé et passe respectivement à 30,1 % entre 4 et 9 ans et à 20,8 % après dix ans. « Dans la guerre des talents, il est primordial, en tant qu’employeur, de gérer de manière créative la recherche du talent et donc de miser sur d’anciens travailleurs. Les grandes entreprises agissent déjà en ce sens en créant des organisations alumni pour maintenir le contact, mais cette étude montre également que les entreprises de plus petite taille ne peuvent pas perdre de vue ce groupe-cible important », poursuit Benoît Caufriez.

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Si les chiffres montrent que la réembauche survient à tout âge, certaines catégories d’âge se prêtent plus facilement à un retour chez l’ancien employeur. Ce serait le cas des travailleurs âgés entre 25 et 34 ans. « Ces chiffres montrent l’importance d’un départ positif d’un travailleur , conclut Benoît Caufriez. Un employeur n’aime pas voir partir un bon élément, mais il est toujours possible que celui-ci revienne. C’est non seulement important pour le travailleur, mais cela envoie aussi un signal positif aux autres collaborateurs. »

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