Les femmes sous-représentées parmi les cadres dans l’UE

Date de publication: 11 mars 2019
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Women

Dans l’Union européenne, seuls 36% des 9,4 millions de postes d’encadrement étaient assurés en 2017 par une femme, selon Eurostat, l’office de statistiques européen. Le seul Etat membre où les femmes sont majoritaires dans les postes d’encadrement est la Lettonie, avec 56% de femmes à ce niveau de responsabilité. La Bulgarie et l’Estonie, avec chacune une proportion de 49%, complètent le podium. Dans le bas du tableau se trouvent le Luxembourg (15%), Chypre (23%) ainsi que la Tchéquie, le Danemark, l’Italie et les Pays-Bas (29%). La Belgique, elle, se situe au même niveau que la moyenne européenne (36%).

La France meilleure élève

En 2018, les femmes ne représentaient qu’un peu plus d’un quart (27%) des membres de conseils d’administration des sociétés cotées en Bourse de l’UE et moins d’un cinquième (17%) des cadres. La France fait figure de meilleur élève avec 44% des membres qui sont des femmes. Viennent ensuite l’Italie et la Suède, avec chacune 36%. Les mauvais élèves sont l’Estonie (8%), la Grèce (9%) et Malte (10%). La Belgique fait cette fois mieux que la moyenne européenne, avec 32% d’administratrices dans les CA d’entreprises cotées en bourse.

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Parmi les Etats membres de l’UE, c’est la Lituanie qui compte la proportion la plus élevée de femmes cadres dirigeants des plus grandes entreprises cotées en Bourse (28%). Elle est suivie par la Bulgarie et la Lettonie (27% chacune). Dans le bas du classement se trouvent l’Autriche (5%), la Tchéquie (6%) et l’Italie (9%). La Belgique compte, elle, 14,4% de femmes cadres dirigeants, moins que la moyenne européenne (17%).

Par ailleurs, selon l’OIT (Organisation internationale du travail) cette fois, l’écart entre le taux d’emploi des hommes et des femmes ne s’est réduit que de moins de deux points de pourcentage en 27 ans. En 2018, le taux d’emploi des hommes était toujours plus élevé de 26 points que celui des femmes. «De nombreux facteurs bloquent l’égalité», estime Manuela Tomei, directrice de l’OIT. Toutefois, le temps consacré par les femmes à des tâches non rémunérées freine particulièrement cette égalité. «Lorsque les hommes partagent de manière plus équitable ce travail non rémunéré, davantage de femmes se retrouvent à des positions managériales», ajoute-t-elle.

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