Les "flexi-jobs" seraient contre-productifs pour le marché de l’emploi, selon la CSC

Publié : lundi 25 septembre 2017 Par

“Non aux flexi-jobs”. C’est ce qu’a rappelé, dimanche matin, la CSC. Le syndicat chrétien s’inquiète en effet de l’extension de ce système, au départ prévu pour l’Horeca, à tous les commerces, dont notamment les boulangeries.

Pour rappel, les “flexi-jobs” renvoient à une mesure qui permet de travailler de façon totalement défiscalisée, sous certaines conditions. Mais en réalité, cette mesure serait contre-productive pour le marché de l’emploi, explique la CSC à nos confrères de RTL Info.

Une cinquantaine de militants de la CSC Alimentation et Services ont ainsi distribué dimanche matin des mini-viennoiseries et des cafés devant la boulangerie Wittamer au Sablon, à Bruxelles. Le syndicat chrétien entendait de la sorte manifester contre l’élargissement des flexi-jobs à ce type de commerce.

Les flexi-jobs, instaurés dans l’Horeca en 2015, sont des contrats à l’appel dont les salaires sont inférieurs au minimum sectoriel. Il en existerait 25.000 en Belgique. Le gouvernement prévoit d’élargir ce système, à partir de janvier 2018, aux commerces et aux boulangeries (industrielles).

Une des inquiétudes du syndicat chrétien concerne les cotisations de sécurité sociale. L’employeur ne paie que 25% de cotisations ONSS, tandis que le travailleur bénéficie de droits sociaux. Ce sous-financement creuse un trou dans le système”, dénonce-t-il. Avec cet élargissement, les grandes boulangeries et les enseignes de la grande distribution comme Delhaize et Ikea pourront également avoir recours aux flexi-jobs.

Étant donné la faiblesse du salaire, cela représente un grand cadeau pour l’employeur, constatent les militants de la CSC. “Le salaire horaire d’un flexi-jobber dans une boulangerie est de 9,18 euros (brut = net), ce qui est beaucoup moins que le salaire minimum sectoriel d’un boulanger qualifié, à savoir 14,07 euros (brut)", illustrent-ils.

Un tel contrat de travail signifie également être flexible. Le travailleur peut en effet être appelé à tout moment, tout comme il peut être renvoyé chez lui n’importe quand. “Cela ne donne aucune sécurité aux travailleurs et représente aussi une énorme charge sur leur vie sociale. C’est pourquoi nous disons non aux flexi-jobs”, conclut le secrétaire national de la CSC Alimentation et Services auprès de nos confrères de RTL Info.

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