Les fonctionnaires wallons seront bientôt plus faciles à licencier

Publié : mercredi 27 décembre 2017 Par

« Aujourd’hui, pour qu’un fonctionnaire soit licencié, il faut que son acte ne relève pas strictement de son travail », a expliqué jeudi dernier Alda Greoli (CDH) lors de la présentation de sa réforme de la fonction publique wallonne.

En 5 ans, la Wallonie a licencié 98 fonctionnaires. Dans la majorité des cas, les motifs invoqués n’avaient que peu de rapport avec la qualité de leur travail. Mais bien leur absentéisme, des vols, comportements violents et autres fautes graves. Les mauvais éléments sont en pratique rarement licenciés, mais plutôt déplacés dans d’autres services, quand ils ne sont pas "placardisés".

« Notre objectif n’est pas de fragiliser la position du fonctionnaire, ni d’en licencier davantage", explique la ministre. "Mais bien de responsabiliser les cadres et de rendre la procédure plus simple et rapide, pour simplifier la capacité à licencier. Actuellement, quand un directeur exprime le souhait de se séparer d’un membre du personnel, la procédure est terriblement longue: souvent 9 à 10 mois. Au point que cela le décourage de le faire, et avec lui, c’est toute l’équipe qui est découragée. »

Alda Greoli ajoute vouloir un processus de licenciement formalisé et une « vraie » procédure d’évaluation des fonctionnaires wallons. Un processus existe déjà, pourtant. « Mais il est beaucoup trop formel. Cela se limite à remplir un formulaire deux fois par an », reprend la ministre. « Nous voulons une vraie dynamique RH, qui constituerait un meilleur outil de motivation, pour créer une dynamique et amener davantage d’efficacité. »

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