Les jeunes diplômés ne reportent plus leur entrée sur le marché du travail

Publié : mercredi 6 septembre 2017 Par

Selon une enquête de la société de recrutement Hays, 88% des jeunes diplômés recherchent un premier emploi. Ils ne sont que 8% à poursuivre leurs études et 4% à s’offrir une “pause”. Les jeunes semblent de plus en plus déterminés à affronter le monde de l’entreprise de façon dynamique et dominante.  En effet, pas question de saisir la première opportunité. Ainsi, la majorité des jeunes décident de se lancer sur le marché du travail à peine leur diplôme en poche.

Robby Vanuxem, Managing Director d’Hays Belgique, commente ces résultats : « La très grande majorité des jeunes diplômés belges se sent prête à décrocher un premier emploi. Il y a quelques années, les jeunes avaient plutôt tendance à prolonger leurs études. Aujourd’hui, nos jeunes ne reportent plus la recherche de leur premier emploi. Une des explications à ce changement est que les jeunes prennent conscience que s’ils étudient plus longtemps, ils devront également rester actifs plus longtemps sur le marché du travail. Une seconde hypothèse est que les jeunes perçoivent à nouveau davantage de possibilités sur le marché du travail. Dans un nombre croissant de secteurs, ce sont les candidats et non plus les employeurs qui ont la main. La demande de personnel qualifié augmente dans tous les secteurs. Dans cette guerre des talents, les employeurs doivent veiller à être attractifs aux yeux des candidats. »

Les jeunes candidats qualifiés se montreraient également plus critiques et ambitieux, plus curieux et avides d’apprendre. Selon Robby Vanuxem, cela offre des perspectives aux entreprises. « Les jeunes salariés poussent les chefs d’entreprise et les responsables RH à réfléchir à leur politique et à sortir des sentiers battus. Cette génération n’hésite pas à donner son avis sans qu’on le lui demande et s’attend à ce que l’on en tienne compte. Ils veulent dialoguer. Il incombe dès lors aux managers de faire évoluer leur rôle vers celui de coach. Contraindre les jeunes à s’adapter « aux choses comme on les (a toujours) faites ici » revient à jeter par la fenêtre tout le potentiel de l’entreprise. »

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