Les métiers d'enseignant, infirmier ou policier ne seraient finalement pas des métiers lourds

Publié : vendredi 8 juin 2018 Par

La profession d’enseignant n’est pas un métier lourd, selon Stijn Baert, professeur en économie du travail à l’Université de Gand, relaye mercredi De Morgen. Tout comme les métiers de policier, d’éboueur ou encore d’infirmier qui représentent, selon lui, des cas limites.

métier lourd

La liste établie par les syndicats étant inacceptable pour les partenaires du gouvernement N-VA et Open VLD, Baert a décidé de la refaire. Il se base ainsi sur l’European Working Conditions Survey, qui interroge 44.000 Européens, dont 4.000 Belges, sur leurs conditions de travail. Baert a appliqué les quatre critères retenus par le gouvernement à leurs réponses: un travail physique lourd, une organisation de travail pesante, des risques pour la sécurité accrus et une charge mentale et émotionnelle.

Ses résultats sont plutôt étonnants puisque même les enseignants, les policiers, les éboueurs ou encore les infirmiers restent sur la touche.  "On y trouve deux grandes catégories professionnelles: surtout des ouvriers manuels et des métiers de la mobilité", explique Baert. Hormis les conducteurs de bus et de train, le top dix ne comprend pratiquement pas d'autres fonctionnaires, alors que les syndicats avaient repris près de la moitié de la fonction publique dans leur liste.

Pour Baert, il y a bien évidemment d’autres fonctionnaires qui exercent un métier lourd, mais il y a d’autres jobs qui, selon les données objectivement mesurables, sont encore plus lourds. Par conséquent, Baert estime que les syndicats veulent reconnaître trop de fonctionnaires publics comme métier lourd.

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