Les métiers de l’IT, porteurs dans tous les secteurs

Rédigé par: Pauline Martial
Date de publication: 26 avr. 2021
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Les métiers de l’IT sont aujourd’hui plus que jamais porteurs. Les filières informatiques ouvrent des portes dans de nombreux secteurs de la société, y compris ceux où ne les attend pas forcément.

Les métiers de l’IT seraient-ils devenus les sésames capables d’ouvrir les portes de l’emploi dans n’importe quel secteur ? C’était déjà vrai avant l’arrivée du covid, ça l’est encore plus aujourd’hui avec l’accélération de la numérisation, liée notamment à la généralisation du télétravail. Pour preuve : les diplômés des filières technologiques et informatiques restent rarement longtemps sur le carreau. «Cela reste des métiers très prisés. Nous recevons très régulièrement des demandes d’entreprises concernant des stages ou même des offres d’emploi», assure Philippe Dekimpe, coordinateur du diplôme d’ingénieur industriel en informatique à l’École centrale des arts et métiers (Ecam).

«Nos diplômés n’ont aucun problème à trouver du travail à la sortie de leurs études. Certaines entreprises les recrutent même après leur stage, avant même qu’ils aient clôturé leur cursus. Les stages restent des portes d’entrée de choix sur le marché. Ils permettent aux employeurs de se faire déjà une idée de nos jeunes avant de les engager», ajoute pour sa part Vincent Reip, directeur des cursus informatique et sécurité des systèmes à la haute école libre mosane (Helmo).

 

Des opportunités à saisir

Informatisation du travail, gestion et développement de serveurs, création de sites, il y a beaucoup de perspectives en ce moment pour les profils informatiques. «Certains de nos étudiants ont même créé leur propre boîte et proposent de l’administration informatique externalisée à destination des entreprises. Ils créent des sites pour des commerçants mais aussi des restaurateurs qui mettent en place un take away. Parallèlement à cela, certaines entreprises nous demandent plus de stagiaires ou de candidats à engager», détaille Louis Van Dormael, directeur du département technologie de l’informatique à l’Ephec. Horeca, commerçants mais surtout entreprises et administrations… Tous courent après les mêmes profils et doivent jouer des coudes pour défier la concurrence.

Il faut dire que la demande est importante et les candidats peu nombreux. A l’Ecam, par exemple, entre 15 et 20 diplômés sortent tous les ans. A l’Helmo, ils seront 34 cette année, contre 250 étudiants inscrits en Bloc 1. Un écrémage multifactoriel qui s’explique aussi, selon Vincent Reip, par une erreur de perception de ce que sont réellement les métiers de l’informatique : «De nombreux étudiants s’inscrivent en première année parce qu’ils aiment passer du temps sur leur ordinateur et qu’ils ont des facilités avec certains logiciels. Mais il ne s’agit que de leur expérience d’utilisateurs. Ils oublient un peu trop souvent que cela ne correspond pas forcément aux études d’informatique. Ce qu’on attend d’eux relève davantage du développement et de la programmation et nécessite de la logique ainsi qu’une aisance en mathématiques.»

Les filières informatiques souffrent aussi encore de l’étiquette du «geek programmeur». «Alors que la diversité de nos métiers est tellement plus grande», insiste Philippe Dekimpe. «La fonction de business analyste, par exemple, dispose d’une dimension sociale importante. Les domaines de l’intelligence artificielle, de l’internet des objets mais aussi de la cybersécurité sont aussi en plein boom et offrent de nombreuses opportunités.» Des nouvelles disciplines et métiers qui amènent les hautes écoles et universités à revoir leurs programmes dans le but de dispenser une formation généraliste, mais laissant entrevoir à leurs étudiants toutes les possibilités qui s’offrent à eux.

 

Plus d’hommes que de femmes

Si, aujourd’hui, l’informatique envahit toutes les sphères de la société, il attire cependant toujours plus les hommes que les femmes. Dans les hautes écoles, seuls 5% de l’effectif de ces filières sont des étudiantes. «On ne l’explique pas vraiment. On multiplie les initiatives pour essayer de renverser la vapeur, mais rien n’y fait pour le moment. Le public féminin demeure majoritairement absent de ces formations. Pourtant, les demoiselles disposent généralement d’une rigueur très recherchée dans nos métiers. Elles ont autant leur place que les hommes dans le secteur de l’IT», assure Louis Van Dormael.

 

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