Les moins de 30 ans ou la génération intérim

Publié : mercredi 22 novembre 2017 Par

Quand un Belge de moins de 30 ans occupe un emploi salarié, il y a une chance sur deux que ce soit via un contrat intérim. Ce type de contrat est en effet devenu la principale porte d’entrée des jeunes travailleurs sur le marché du travail. À titre de comparaison, l’intérim représente moins de 16% des contrats de travail chez les plus de 45 ans.

Les jeunes seraient plus pessimistes que leurs aînés concernant l’évolution générale du marché du travail. C’est du moins ce qui ressort d’une étude de PageGroup, un groupe actif dans les ressources humaines et l’intérim. Cependant, plus de 80% des moins de 30 ans sont quand même convaincus de trouver un nouvel emploi dans les trois mois, alors qu’ils ne sont que 60% parmi les chômeurs de 30 à 50 ans.

Selon PageGroup, il y a trois explications à cet optimisme. Tout d’abord, les jeunes ont déjà souvent acquis une certaine expérience grâce à leurs jobs d’étudiant, généralement via l'intérim. Loin d’être tabou, nombreux sont ceux qui profitent de l’explosion des offres intérimaires (+84% en deux ans). Ensuite, ils considèrent l’intérim comme un moyen intéressant pour acquérir de l’expérience et des compétences. Enfin, les jeunes voient l’intérim comme un tremplin vers un contrat à durée indéterminée. À raison puisque plus de la moitité des travailleurs temporaires reçoivent un emploi permanent dans l’année, souligne PageGroup.

Ces données rejoignent une récente étude de ManpowerGroup, selon laquelle 87% des jeunes sont prêts à envisager leur carrière dans les nouvelles formes de travail (intérim, freelance, plateformes collaboratives, etc.), tantôt par réalisme, tantôt par choix car ils souhaitent être acteurs de leur carrière, choisir leurs expériences et leurs formations.

Retour à la liste