Les pays où l’on déteste le plus son job

Monster.com et la société de recherche GfK ont mené une enquête, mesurant le degré de satisfaction de quelques 8 000 travailleurs à travers les États-Unis, le Canada, l’Inde et l’Europe. Il apparaît que les travailleurs les plus mécontents sont les Américains : 15% d’entre eux affirment détester leur job.

C’est le Canada qui décroche la palme des travailleurs les plus heureux : 64% des Canadiens aiment leur emploi, tandis que seulement 7% le détestent. Ils sont immédiatement suivis par les Néerlandais, qui sont 57% à aimer leur job, contre 7% à le détester. Autre chiffre surprenant de ce classement : une majorité d’Allemands (54%) sont mitigés par rapport à leur travail et se trouvent dans une sorte d’entre-deux neutre.

À vrai dire, les résultats relatifs aux États-Unis ne sont pas surprenants : de nombreuses études se penchent sur le fait que les Européens jouissent de plus de jours de congé ou d’un meilleur équilibre travail & vie. Les Américains ont des horaires plus chargés. Plus d’entreprises tenteraient d’accomplir plus de travail avec moins de travailleurs.

Les politiques de l’emploi sont aussi plus libérales aux États-Unis qu’ailleurs : c’est l’un des rares pays qui ne prévoit pas de congés payés ou de congé de maternité rémunéré.

En revanche, ils ne sont pas le pays le plus productif. Ainsi, l’Allemagne, où la norme est à 35 heures/semaine, est la quatrième économie mondiale. Ce qui ne veut pas dire que les Allemands sont plus heureux de leur travail pour autant : ils ne sont que 34% à activement aimer leur emploi (le score le plus bas du classement). Les Français, qui bénéficient aussi d’horaires de travail plus avantageux, sont également peu enthousiastes : seuls 43% d’entre eux aiment leur travail.

Les enquêteurs tentent d’expliquer ces résultats : peut-être révèlent-ils que le travail ne fait pas tout, pour les Français et les Allemands. Peut-être ceux-ci ont-ils des passions en dehors de leur travail et cultivent-ils des passe-temps variés. Par ailleurs, peut-être les managers canadiens consacrent-ils leurs efforts à améliorer les conditions de travail des employé(e)s et le niveau de bonheur au travail, ce qui expliquerait la différence.

 

 

Source : fastcoexist.com

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