Les recruteurs carolos vous attendent au Spiroudome

Publié : lundi 29 février 2016 Par

Pour sa deuxième immersion dans le bassin carolo, le salon Talentum, organisé par Références et JobsRégions, déménage de l'ancien hall de l'aéroport, qui sera consacré au développement de nouvelles activités dans l'aviation d'affaires notamment, vers le Spiroudome de Charleroi.

« En réitérant l'opération du printemps 2015, nous répondons à une demande forte des employeurs locaux », expose Jean-Sébastien Delporte, sales manager de Références. « L'édition précédente, qui était une première, avait surpris par l'ampleur de son succès : plus de 5.000 personnes s'étaient déplacées pour rencontrer des entreprises qui étaient en recherche urgente de candidats. »

Quelques conseils pour un CV percutant

Les problèmes de mobilité justifiant peut-être cela, le souci de nombre de candidats de travailler pas trop loin de chez eux renforce l'attractivité des employeurs locaux. Parmi ceux-ci, des poids lourds régionaux comme Nethys ou Ores, dont les activités sur toute la Wallonie permettent de proposer des emplois dans des implantations plus locales, mais aussi des entreprises labellisées « carolo » comme Alstom ou la Sabca notamment.

Le point commun de ces recruteurs ? « Ils sont pour la plupart en recherche de compétences qui sont en pénurie, comme des ingénieurs ou des profils techniques », poursuit Jean-Sébastien Delporte. « C'est particulièrement vrai pour de gros employeurs industriels qui sont à la pointe dans leur domaine et dont le développement pourrait être entravé par cette difficulté à trouver les bonnes compétences. »

Le propos est confirmé chez Engie Fabricom, filiale du groupe Engie dédiée aux services à l'énergie, qui recherche notamment des électriciens en maintenance, des brigadiers en chaudronnerie et en tuyauterie pour son implantation de Fleurus ainsi qu’un project leader en énergie pour la région de Morlanwelz. « Trouver ce genre de personnes prend du temps », reconnaît Aurore Bricourt, recruteur chez Engie Fabricom. « Il faut dire que nos dirigeants sont très pointilleux quant à l’exactitude des profils recherchés. »

Le degré d'exigence, on le voit, est donc généralement assez élevé. Mais pas systématiquement, comme en témoignent les propos de Stephan Lesage, le patron de la chaîne de magasins Extra qui continue de se développer en Wallonie. « Ce qui importe, c'est vraiment le goût du commerce, l'envie de rendre service au client. Et cela, c'est indépendant de la formation initiale », assure-t-il. « On peut très bien afficher cette passion sans aucun diplôme dans la poche et, à l'inverse, avoir un très beau diplôme mais pas l'envie de s'investir. Je ne veux pas dévaloriser les études, bien entendu, mais ce n'est vraiment pas le critère déterminant à mes yeux. Je veux avant tout travailler avec des gens qui aiment leur job, qui dès lors sont de bonne humeur à la maison et reviennent travailler avec le sourire le lendemain. »

C'est précisément là que réside l'intérêt d'un salon comme Talentum, car permettant de rencontrer des recruteurs en chair et en os et, en mettant en exergue sa personnalité, de contourner les procédures classiques qui se fondent sur l'envoi d'un CV et d'une lettre de motivation. « Pour les postulants qui viennent de divers horizons (demandeurs d’emploi, étudiants, personnes en réorientation professionnelle…), c’est une occasion rarissime de voir au même endroit une telle concentration d’entreprises, de rencontrer des patrons, d’avoir des entretiens avec eux et d’essayer de les convaincre », confirme Stéphane Moreau administrateur délégué de Nethys qui espère recruter 40 nouveaux collaborateurs au salon Talentum. « Notre entreprise sera en effet représentée par nos top managers. »

Quant à celles et ceux dont le profil ne correspondrait pas aux attentes, le déplacement n'aura pas été inutile. « Il m’arrive en effet, comme à mes directeurs présents, de conseiller des candidates ou des candidats dont nous constatons qu’ils n’ont pas le profil pour exercer la fonction pour laquelle ils postulent. Nous prenons quelques minutes pour les aider, les conseiller », en leur proposant une formation complémentaire par exemple.

Tous les recruteurs l'affirment en tout cas : il faut venir en s'étant préparé. Le mot d'ordre : adopter une attitude active en évitant de se contenter de demander ce que l'entreprise propose. Vous devez au contraire vous renseigner préalablement sur le recruteur, analyser les profils qu'il recherche et vous présenter à lui en montrant d'emblée votre motivation et les compétences que vous lui proposez.

-> Le salon Talentum se déroulera le 3 mars au Spiroudome de Charleroi, de 12h30 à 19h00. Renseignements et inscription (gratuite) : www.charleroitalentum.blogs.sudinfo.be

Retour à la liste