Les signalements de discriminations de transgenres explosent en 2018

enceinte

Les discriminations déclarées ont augmenté de 11% en 2018 par rapport à 2017. Ce sont surtout les femmes qui en sont les victimes. Celles qui touchent les transgenres ont explosé, avec une hausse de 63%.

Les discriminations basées sur le genre poursuivent leur hausse, constate l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH). Ce dernier a reçu 11% de signalements en plus en 2018 par rapport à l’année précédente, qui était déjà marquée par une forte augmentation, déplore-t-il mercredi. Les signalements liés à la thématique transgenre ont, eux, explosé, avec une hausse de 63% par rapport à 2017.

Le nombre de signalements pour des discriminations basées sur le genre augmente chaque année, pointe l’IEFH. En 2018, il a reçu 818 signalements, dont 355 demandes d’informations, 258 plaintes et 205 communications.

En cinq ans, le nombre de signalements a plus que doublé et cette tendance à la hausse se poursuit en 2018 avec une augmentation de 11%. La discrimination directe, celle en raison du sexe et celle en raison de la maternité sont les discriminations les plus rapportées. Les femmes en sont les principales victimes: elles représentent la moitié des signalements émis. Près de 30% sont introduits par des hommes.

Près de la moitié (45%) des signalements sont liés à l’emploi. Dans ce domaine, près de 9 cas sur 10 impliquent une discrimination directe. Les femmes sont discriminées à toute étape de la relation de travail, que ce soit lors du recrutement, concernant leurs conditions d’emploi ou en cas de licenciement. Elles sont flouées principalement en raison de leur grossesse et maternité, même futures.

Les transgenres les plus exposés

Les signalements liés à la thématique transgenre ont, eux, explosé, avec une hausse de 63% par rapport à 2017. Une augmentation qui s’explique en partie par l’entrée en vigueur de la loi sur la modification de l’enregistrement de sexe et les problèmes administratifs qui ont suivi, estime l’institut. Trois quarts des signalements (76%) concernaient cette nouvelle législation. Viennent ensuite des discriminations liées à l’emploi (28%) et aux biens et services (28%). «Conclure une assurance reste encore souvent problématique pour les personnes transgenres, cela représente près de 30% des signalements dans les biens et services», relève l’IEFH.

«Fonder une famille tout en travaillant, recevoir le même salaire que son collègue, être embauché(e) pour ses compétences, faire le sport de son choix, être traité(e) avec respect… Cela sonne comme une évidence, pourtant, nous sommes encore loin d’une société où chacune et chacun vit librement, quel que soit son genre, souligne Michel Pasteel, directeur de l’Institut, dans un communiqué. Les défis à relever sont de taille et doivent retenir l’attention du prochain gouvernement», avertit-il.

>> Retrouvez toutes nos offres d'emploi 2019

Retour à la liste