Les soins de santé en quête de personnel qualifié

Si les entreprises du secteur pharma comme les acteurs des soins de santé affichent de vrais besoins de main-d’œuvre, les exigences qu’ils affichent sont élevées. Et le nombre de diplômés, parfois, très insuffisant. C’est le cas, notamment, dans le domaine des soins infirmiers spécialisés.

C’est heureux, on vieillit! Du moins si l’on se place du point de vue de celles et ceux qui ambitionnent une carrière dans les soins de santé. Car ce sont bel et bien les besoins générés par une population vieillissante qui suscitent la forme du secteur, qu’il s’agisse des entreprises appelées à  développer de nouveaux médicaments ou des organismes actifs dans les soins au sens strict, comme les hôpitaux. Les salariés de ces diverses organisations étant eux aussi vieillissants, ce sont donc deux réels appels d’air qui y justifient les demandes de main-d’œuvre qualifiée.

Les participants au salon Jobs 2015, qui se déroulera le 20 octobre prochain à  l’Axisparc de Mont-Saint-Guibert, pourront s’en convaincre, ayant l’opportunité d’y rencontrer les recruteurs de quelques géants pharmaceutiques établis dans la province du Brabant wallon, mais aussi des PME en croissance dont les besoins en profils pointus sont eux aussi importants.

Du côté des soins de santé, Références a choisi cette semaine d’épingler une formation qui mène encore, assurément, à  l’emploi: le bachelier en soins infirmiers. «Même si l’on ajoute à  nos diplômés ceux de la Haute École de la Province de Liège, ce n’est pas suffisant pour couvrir la demande en région liégeoise, confirme Claudine Bultot, directrice de la catégorie paramédicale de la Haute École libre mosane (Helmo). La pénurie de personnel infirmier est certes moins forte qu’il y a quelques années, mais il n’en reste pas moins vrai que les besoins ne sont pas totalement satisfaits.»

Le propos est confirmé par le directeur du département infirmier du CHU de Liège, Éric Maclot, qui redoute par ailleurs les effets de l’allongement annoncé de la durée du cursus de trois à  quatre ans, qui pourrait générer un regain de tension si aucun nouveau diplômé ne devait se présenter sur le marché de l’emploi pendant une année. «Mais c’est surtout du côté des spécialisations que les problèmes de recrutement sont désormais les plus criants», affirme-t-il, citant notamment les spécialisations en gériatrie, en bloc opératoire ou en soins intensifs.

La voie tracée vers l’emploi? À coup sûr, pour autant qu’on ait la vocation. «La moitié environ des inscrits en première année nous quittent à  l’issue de celle-ci, constate Claudine Bultot. Celles et ceux qui réussissent sont des jeunes qui, fondamentalement, apprécient les contacts humains, qui sont motivés par l’idée de se rendre utile, d’aider des personnes en difficulté à  retrouver l’autonomie, la santé.»

Benoît July

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