Les tops et les flops des carrières de Sarkozy et Hollande

Nicolas Sarkozy et François Hollande ont lancé leurs dernières forces dans la course à  l'Elysée... C'est Hollande qui devient le nouveau président de la République. Retour sur leurs moments forts et leurs mauvais choix.


La France (et la Belgique, passionnée de politique hexagonale) a suivi avec intérêt la confrontation entre les candidats à  la présidentielle François Hollande et Nicolas Sarkozy. On reprochait à  l'un d'être fade et de ne pas avoir la stature d'un chef d'état, à  l'autre d'être trop agressif et de traîner un bilan mitigé de président sortant...

Pour en être arrivés là , François Hollande et Nicolas Sarkozy ont bien sûr derrière eux une belle carrière. Qui comporte malgré tout quelques ratés ou mauvaises décisions... Retour sur les points forts et faibles des carrière des deux candidats au deuxième tour de la présidentielle française.

Nicolas Sarkozy

  • [1995] Flop : Miser sur le mauvais cheval

En 1993, Nicolas Sarkozy est une étoile montante du RPR (Rassemblement pour la République, parti fondé par Jacques Chirac en 1976). Il devient ministre du budget sous le gouvernement Balladur. Lors de l'élection présidentielle de 1995, il s'engage en tant que porte-parole aux côtés d'Edouard Balladur, grand favori des médias. C'est finalement Jacques Chirac qui sera élu candidat RPR: en guise de représailles, Sarkozy n'obtiendra aucun poste ministériel dans le gouvernement d'Alain Juppé. Isolé politiquement, il entame une longue "traversée du désert".

  • [2002] Top : Faire feu de tout bois

En 2002, Sarkozy soutient Jacques Chirac face à  Jean-Marie Lepen. Le Président serait-il rancunier? Tout le monde s'attend à  voir Nicolas Sarkozy désigné Premier Ministre, mais Chirac choisira finalement Jean-Pierre Raffarin. Sarkozy est tout de même nommé Ministre de l'Intérieur et prend sa mission à  bras-le-corps. Obsédé par la sécurité, la violence et la délinquance, il instaure la "tolérance zéro" et les silhouettes des CRS alourdissent le paysage français. La vraie star du gouvernement, c'est lui: sa cote de popularité monte en flèche.

  • [2004] Top : Faire de son nez

Après la démission d'Alain Juppé, Sarkozy se déclare candidat à  la présidence de l'UMP. Chirac le préviens : il faudra choisir entre le parti et le ministère, car aucun cumul ne sera possible. Nicolas Sarkozy démissionne alors de son poste de ministre et est élu chef de l'UMP. Mais après la victoire du "non" au referendum de la constitution européenne, la gouvernement Raffarin démissionne et Nicolas Sarkozy est rappelé dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Il en deviendra même numéro deux...

  • [2007] Flop : Faire étalage de son luxe

En 2007, Sarkozy devient Président de la République. Pour célébrer sa victoire, il dîne au Fouquet's en compagnie de tout le gratin politique et médiatique. Cette soirée très critiquée marque le début d'un quinquennat très "bling-bling" qui fait vaguement rêver les français mais finira par lasser voire scandaliser la France en pleine crise.

François Hollande

  • [1981] Top: Etre au bon endroit au bon moment

Là  ou la scolarité de Nicolas Sarkozy est un peu aléatoire, Hollande sort huitième de la prestigueuse promotion Voltaire de l'ENA. Il intègre l'équipe de conseillers de François Mitterrand formées par Jacques Attali. Il y sera chargé des questions économiques. La même année, Mitterrand l'envoie se mesurer à  Jacques Chirac en Corrèze lors des élections législatives. Hollande ne passera cependant pas le premier tour.

  • [1997] Top: Etre le chouchou

Son mentor n'est pas le plus flamboyant des hommes des politiques. Lorsque Lionel Jospin est nommé Premier Ministre, il désigne François Hollande à  sa propre succession. Hollande devient alors président du Parti Socialiste, dans un premier temps sans réelle légitimité. Quelques mois plus tard, il sera élu avec 91% des vois des militants socialistes au congrès de Brest. Il l'emportera entre autre face à  Jean-Luc Mélenchon, 

  • [2004] Flop : Etre la cible des moqueries

En 2004, Hollande s'engage en faveur du "oui" à  la constitution européenne. Il s'oppose donc à  Laurent Fabius, numéro deux du Parti Socialiste. François Hollande sortira très affaibli du référendum. Même dans les rangs socialistes, Hollande subit les quolibets... Tout au long de sa carrière, le désavantage de François Hollande est la moquerie méprisante dont il fait l'objet: surnommé "monsieur petites blagues", "Flanby", "couille molle", "marshmallow"... Hollande fut surtout dépeint comme un benêt poltron dans les Guignols de l'info de Canal +.

  • [2007] Flop : Etre dans l'ombre de sa compagne

Lors des élections présidentielles de 2007, François Hollande renonce à  se présenter aux primaires socialistes : il s'efface au profit de la mère de ses enfants Ségolène Royal. Leur couple va mal, mais il la soutiendra fidèlement tout au long de sa campagne. Les médias ricanent : ferait-il une bonne "première dame de France" ? La défaite de Ségolène Royal face à  Nicolas Sarkozy est un grand échec... Prendra-t-il sa revanche le 6 mai?

Retour à la liste